‹ Le poeme de Lucrèce morale, religion, science (volume 3)Chapitre 15 sur 104 · Suk>|uo . De la TronijuiUilê de t’dme, cti. i el u · texte numérisé non relu

Suk>|uo . De la TronijuiUilê de t’dme, cti. i el u

IA VIE ET I,ES SENTIMENTS DE MJCRl'r.E.

une inconstance furieuse qui les entraînait dans les solitudes sauvages et les ramenait plus vite qu'ils n'étaient partis; enfin, chez quelques-uns, cet ennui salutaire, qui accompagne souvent les crises morales, qui précède et prépare le renouvellement de l'âme en faisant désirer des principes fixes et une foi.

Lucrèce a décrit, en quelques traits rapides, mais un peu vagues comme le mal, cette langueur douloureuse, cette mort anticipée, ou plutôt cette espèce de sommeil pénible où l'homme est livré à des agitations vaines et sans suite, à des rêves inquiets, à îles terreurs sans cause. Il a peint, en vers ardents et tristes, ce fardeau accablant qui pèse sur l’âme, et dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il vous accable, cette inconstance impuissante qui, pour fuir sa misère , change sans cesse de lieu et la porte toujours avec elle : on ne parvient pas à s’échapper, dit-il, on reste comme attaché à soi-mème, c’est-à-dire à son supplice, on se prend en haine. Il n’v a qu’un remède à cette maladie, c’est la connaissance de nous-même et de l’univers, une philosophie dont les principes sont certains, la doctrine de la nature, en d’autres termes, l’épicurisme, pour lequel il faut tout quitter et renoncer au monde :

Jam rébus quisquc relie lis Xuturam primum stmleat cognoseere rerum*.

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