LIVRE SEPTIÈME
ATIGUMENT
Respect aux grands débris. — Respect au passé, foi en l'avenir. — Le mal présent. — Où sera le bien. — La vraie France. — Laboureurs et soldat. — Le soc et l'épée. — La vie normale. — Comment y ramener? — Comment la faire aimer? — Livres à faire. — Les grands agronomes; — Qu'ils sont les vrais bienfaiteurs. — Glorification de leurs œuvres et de leurs noms. — Encouragements officiels à l'agriculture;— Concours agricoles;— Fermes expérimentales. — Quelque chose a été fait; — Beaucoup reste à faire. — Que ne doit-on pas au peuple des champs en retour de ce qu'il donne?
Ainsi donc ils ont eu leurs miracles de gloire,
Ces temps, des temps qui sont aujourd'hui de l'histoire.
Ces nobles monuments à demi prosternés,
Ces longs renoncements sous la croix obstinés,
230 LE POÈiME DES CHAMPS
Ces œuvres de la foi par la ferveur guidée,
C'étaient, dans de grands faits, la splendeur d'une idée.
En ces temps, aspirant au but dès le départ, L'àme dans tout effort avait la grande part. Seule toute-puissante et seule en tout féconde, De son droit souverain l'àme emplissait le monde. L'âme était reine, Dieu restait Dieu, nul n'ayant Encor divinisé le doute et le néant.
Siècles morts! mais aux morts justice et pas d'outrage! Oui, si d'autres labeurs incombent à notre âge, Gardons du moins, gardons à tout ce qui fut beau, Ce respect attendri que l'on doit au tombeau. Respect à nos grands morts ! Et réservons la haine A tout vil détracteur de la grandeur humaine, La haine à tout vandale, ou maçon ou penseur. Qui pour un lucre impur se fit démolisseur !
Respect aux majestés des vieux temps ! Est-ce à dire Qu'il faille, d'une voix toujours prompte à maudire,