‹ Le poème des champsChapitre 129 sur 181 · LIVRE SEPTIÈME 2 'fi · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME 2 'fi

Même loin des hameaux, même au sein des cités,

Par des enseignements puissamment incités,

Propager, faisant mieux comprendre leur mystère,

Le respect du labour et l'amour de la terre;

Arrêter aujourd'hui dès l'abord du chemin,

Quelques activités dangereuses demain,

Et, dans l'attrait du bien, vouer à l'œuvre agreste

Plus d'une ambition partout ailleurs funeste ,

A la sérénité du cœur et de l'esprit

Rendre un jeune penseur que l'infortune aigrit;

Dans l'enfant sans devoir sachant créer un homme.

Transformer le rêveur oisif en agronome.

Et trouver un fermier progressif en quelqu'un

Dont Paris se serait fait un piètre tribun.

Oui! dût-on rencontrer plus d'un sujet rebelle,

0 puissants! ô penseurs! la mission est belle;

0 puissants! ô penseurs! à maîtres forts et doux!

Qui dirait que la tâche est indigne de vous ?

Mais ceux-là qui feront cette moisson de l'âme,

Il faut qu'on les honore, il faut qu'on les acclame;

Il faut que le pays qu'ils serviront ainsi,

Comprenne leur effort et dise au moins : « IMerci! »

Hélas! jusqu'à ce jour, pionniers d'une œuvre ardue,

A qui d'un siècle entier la gratitude est due,

D'autres mieux méritants encor de l'avenir,

Ont trouvé pour leurs noms les cœurs sans souvenir.

0 vous tous, les servants pieux de la nature,

Nos patrons, nos aines, nos maîtres en culture,

Du plus noble savoir fervents propagateurs,

Vous les vrais bienfaiteurs, les civilisateurs,

Les doux victorieux, les conquérants sans armes.

Dont le triomphe est pur de sang et pur de larmes>

0 vous du genre humain nobles et doux amis.

Quand vous fit^on justice? Et qui donc vous a mis

A la place d'honneur, trop souvent usurpée.

Où devrait resplendir le soc près de l'épée.

Où la gloire, attentive à réformer les rangs.

Doit sacrer les meilleurs à côté des plus grands?...

"Oui, je l'affirme encor, oui la gloire sereine A l'avenir jaloux parlant en souveraine,

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