‹ Le poème des champsChapitre 131 sur 181 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

Après lui, son grand art qui retombe en mépris,

Laisse échapper longtemps l'empire des esprits;

Enfin plus près de nous, dans une ère nouvelle,

La science féconde et forte se révèle.

0 vulgarisateurs du labeur nourricier,

Parmentier, Duhamel, Thouin, Leclerc, Teyssier,

Daubenlon le fidèle ami des bergeries...

D'autres qui sont aussi chers à d'autres patries,

Young, Saiiiclair, Schwerz, Thaer, Fellemberg, noble amant

De la culture offerte en noble enseignement;

Et ceux-ci, plus récents: Vilmorin, nom qui brille

Deux fois modeste et pur dans la même famille ;

Bella, LuUin, Iluzard, et Jaubert de Passa,

Et Royer qu'un travail surhumain écrasa,

Yvart, et toi surtout Dombasle, chef illustre,

Dont maint fervent disciple a rehaussé le lustre,

Toi qui par l'échec même, en d'utiles essais,

Nous instruisis non moins que par le plein succès.

Qui par do francs aveux, les conseils, les exemples, Ouvris partout carrière aux études plus amples, Sobre et mâle écrivain dont la sincérité Sur tout lecteur bientôt conquiert l'autorité, Laissant aux esprits droits dont la raison te goûte L'aimable impression d'un ami qu'on écoute!...

Knfin, tout près de nous : contemporains vivants, Nos pères, nos aines, nos guides, nos savants : Toi d'abord, de Caumont, cher maître et cher modèle, Toi qui, pendant trente ans d'un dévouement fidèle, Défricheur sans repos au champ de tout progrès, Te prodiguas partout et créas les congrès ; Toi Gourcy, voyageur infatigable, apôtre, Trait d'union vivant d'une frontière à l'autre, Préconisant au loin le nouvel instrument, La méthode nouvelle et le meilleur froment; Et Lavergne, penseur qui para d'un grand style La page où resplendit le bon, le vrai, l'utile;

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