LIVRE SEPTIÈME i
Nous mollira soixante ans, dans l'ordre et l'harmonie,
L'involoiïaire éclat d'un modeste génie;
En lui ncus comprenions, par lui nous avons su
L'empire ferme et doux qu'exerce à son insu
Quiconque unit le charme à la force discrète,
Et la riison d'un sage aux grcàces d'un poète.
Pour moi, quels qu'aient été le péril et l'écueil, 0 Nestor de nos champs, ce sera mon orgueil D'avoir, instruit vingt ans à cette forte école, Continué de loin votre tâche agricole.
Et transmis, après vous, pour d'heureuses moissons, A nos cultivateurs, l'écho de vos leçons !
Je m'arrête, ayant dit ce que je voulais dire,
Et nommé quelques-uns des beaux noms que j'admire.
Impuissant témoignage, hommage trop obscur;
Du moins, parti du cœur, il reste digne et pur!
Heureux d'ailleurs, heureux le poème humble et tendre,
Si son cri de justice a su se faire entendre,
Et si quelqu'un, lisant mes vers, répète un joui ;
a A ces grands citoyens, respect, lionneur, amour ! »
Mais est-ce donc assez que les chants d'un poète, Que l'âme d'un lecteur, seule et presque muette, Que ces voix à la foule importunes souvent, Une heure aient retenti pour fuir avec le vent? Non! ce n'est pas ainsi que justices sont faites! Moi je voudrais qu'un peuple en de pieuses fêtes. Dans un chœur formidable eût redit, tout entier : « Gloire! gloire à Dombasle et gloire à Parmentier! Toute gloire à ceux-là par qui, bienfaits suprêmes. Nos femmes, nos enfants, nos vieillards et nous-mêmes, Nous oublierons la faim, vivace désespoir. Et nous aurons appris le rustique devoir! »
Ah ! c'est que dans nos jours où la chaleur des âmes Garde aux vils intérêts ses plus actives flammes.