LIVRE SEPTIÈME :2o
Ailleurs, ou s'attaquait aux plus arides plaines ; Les grauges, l'an d'après, furent de froment pleines ; Et la moisson trahit, au gré d'un beau dessein, Ce qu'un soi dédaigne recelait dans son sein.
Ce fut là quelque chose. En cette vaste sphère,
Quelque chose, est-ce assez? n'est-il plus rien à faire?
Tout ce qui fut voulu, tout ce qui fut tenté,
Put-il prendre enfin corps dans la réalité?
Hélas! plus dun programme en vains débris surnage.
Le vrai crédit rural et le réel drainage,
Et le reboisement du versant dénudé
Où l'inondation tant de fois a grondé,
La viabilité rurale plus parfaite,
Et la part de rail-way pour tous justement faite ;
Toute vieille promesse accomplie en ce point,
Et pas d'ajournement où la loi n'en mit point;
Beau bilan de projets qui, loin du jour pratique,
Germèrent lentement dans l'œuf bureaucratique !...
Oui, qui que vous soyez, vous puissants dont la main Pourra saisir la rêne et gouverner demain, Voilà tout ce qu'attend et tout ce que réclame Le producteur vers qui doit se pencher toute âme. Car vous l'aurez bientôt compris, c'est sur les lieux, C'est en portant l'effort dans leurs propres milieux, C'est en faisant la guerre en face aux faits eux-mêmes, Qu'il faut résoudre enfin les plus ardus problèmes. En prouvant de plus près aux hommes du labour Qu'au prix de leurs sueurs ils commandent l'amour.
Aimer! en y vouant sa force et son génie, Mêler quelque humble joie à la tâche bénie ; Aider de cœur et d'âme au progrès souverain Dont tous profiteront car tous veulent du pain; Rendre plus tolérable et moins dure la vie, . Aux travaux bienfaisants tout entière asservie, Quand on est la grandeur, quand on est le pouvoir, Oh oui ! c'est un grand rôle et c'est un beau devoir î