‹ Le poème des champsChapitre 15 sur 181 · XXIV PREFACE · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE

M. Sainte-Beuve veut bien justifier son affirmation "que le livre doit vivre :

C'est ce sentiment d'affection et presque d'amitié qui ne se borne pas aux animaux, mais qui se répand et s'épanclie sur tout ce qui l'entoure, même les choses inanimées, qui est charmant chez M. C. de La Fayette et qui attache à mesure qu'on avance dans la lecture.

Le progrès est frappant sur tous les poèmes des champs et de l'agriculture qui ont précédé, soit dans le dernier siècle, soit dans celui-ci.

{Constitutionnel^ avril 1862, et Nouveaux lundis, t. II.)

Déjà dans le même journal des tendances sérieuses du Poème des champs avaient été signalées avec une sympathique insistance.

L'œuvre de M. Calemard de La Fayette semble avoir pris à tâche de répondre à ce reproche d'inutilité qu'on prodigue de nos jours à la poésie, comme si l'imagination et le sentiment étaient condamnés par l'élévation même de leur nature à s'abstraire dans une méditation inféconde et ne se devaient pas de faire servir à la prédication du progrès la richesse de couleur et la sympathie d'émotion dont ils disposent. Conçu dans l'expansion d'une philosophie éclairée et tendre, le Poé7ne des champs est à la fois un manuel de la vie rurale et une suite de tableaux attrayants.

On s'aperçoit tout d'abord que M. Calemard de La

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