‹ Le poème des champsChapitre 163 sur 181 · I. Pago 197, vers li · texte numérisé non relu

I. Pago 197, vers li

Burns, le premier, chantant, la ferme et les troupeaux...

Burns est certainement le poète qui, depuis Virgile, a eu le sentiment le plus intime de la poésie rurale. Laboureur lui-même, il a traduit, avec l'accent le plus vrai et le plus pénétrant, cette harmonie profonde de l'œuvre de l'homme qui creuse le sillon, avec la nature, avec la création dont le cultivateur devient, souvent à son insu, le collaborateur assidu.

L'amour de la nature, et souvent aussi l'amour de l'être humain, abondent dans cette idylle sans maître ; — malheureusement la résignation y fait également trop souvent défaut; la haine et l'envie s'y mêlent à des commisérations sublimes et touchantes; Burns est fréquemment en révolte contre le sort ; il ne voit pas assez, dans l'œuvre des champs mieux comprise, la solution du problème. — Et quoi qu'on eu ait, on l'admire et on l'aime.

U. Paf?e 199, vers 13.

Lamartine, Hugo, de Vigny, Sainte-Iieuve...

L'immense supériorité de l'école moderne dans le paysage et dans l'expression des grandeurs et des magnificences de la nature date évidemment de 1828 et de cette admirable rénovation littéraire, qui, si elle n'a

vreté ne lui fait plus peur, le voilà riche dans le présent, plus riche encore dans l'avenir; et ne craignez pas qu'il songe jamais à déserter les champs! La terre qu'il cultive vaut pour lui tous les royaumes du monde, son ambition ne dépasse pas sa métairie, il vit heureux de sa reconnaissance envers la Providence : qui n'envierait un tel sort? Heureux les hommes qui, comme M. Calemard de La Fayette, savent répandre autour d'eux la moralité par le travail et le modeste bien-être qui ne lui fait jamais défaut! Heureux aussi ceux qui sauront imiter un si noble exemple!

\'iGTOR Rendu,

Inspecteur ^'énéral de ragriciilliire.

NOTES DU LIVRE iV

Page 1