‹ Le poème des champsChapitre 29 sur 181 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Et l'asile assuré, prêt pour tous, en tout lieu.

Où Dieu conseille l'homme, où l'homme écoute Dieu.

Oh! dans nos jours de lutte et d'angoisse profonde, Quand les partis armés se disputent le monde. Quand d'âpres novateurs, sur la foi de Torgueil, Courent vers l'inconnu, sans songer à l'écueil; Quand d'autres fous, poussant le navire en arrière, Au projet divin même opposent leur barrière, Et rêvent d'élever sous la foudre ou l'éclair Une digue de sable en face de la mer; Quand un noble pays que toute audace affronte Entend gronder au loin la tempête qui monte ; Quand des ambitions sauvages, des fureurs Sans nom, foulent le juste et sèment les terreurs; Lorsan'enfîn, tant le doute a déployé son ombre,

.r. au Christ oublié d'un grand nombre, Un monde \.': -^ é ne veut pas recourir,

Aveugle aux y/^^x aaverts, qui sans Dieu va mourir!

Sachez du moins, vous tous, dont la volonté crée, Quelle mission haute et quelle œuvre sacrée, Quel prodige de paix, d'abondance et d'amour. Quel miracle, en un mot, peut accomplir un jour Ce baiser fécondant de l'homme à la nature, Ce sublime devoir qu'on nomme la culture!

XIT

Programme merveilleux! vaste et simple à la fois Et sincère entre tous ! qui dit à haute voix, Qui dit en apaisant bien des haines farouches : « Travail pour tous les bras, pain pour toutes lesbouches ! Chantier universel par l'Éternel construit, Où, prodigue de fleurs et prodigue de fruit, Prodigue de bienfaits dont seul il voit la somme, Dieu, comme un noble ami, collabore avec l'homme; L'agriculture ! Oh oui ! c'est le champ glorieux Où peut naitre un progrès lent, mais victorieu'^ ! Car, la main sur mon cœur et les yeux sïxï Vhistoire Moi, je crois au progrès et je suis fter d'y croire.

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