LIVRE CINQUIÈME
Si les fùls rebondis encombrent vos celliers, Oii! vous, dis-je, soyez au pauvre hospitaliers!
Du trésor des moissons que je viens de décrire, De ces dons qui du ciel nous rendent le sourire, Que le pauvre, ce frère aimé du Dieu très doux, Que le pauvre lui-même ait sa part près de vous! Prompts aux tendres pitiés pour toute rude épreuve, Sur les pas du faucheur laissez glaner la veuve; Laissez l'humble orphelin venir plus près encor, Et songez à Booz, le vieillard au cœur d'or ! Et voyons I toi Fernand, et ta sœur la plus grande, Venez! que je vous dise une vieille légende, Où brillent, dans leur grâce et leur suavité, Les gloires de l'aumône et de la charité !