I IO LE P O F. M K SANS NOM
Vit-il eneor. celui qui cueillit tes prémices
Kt mit. premier, sa bouche à la fleur de ton sein?
\ quel vieux «éladon. à quel éliacin
Fis-tu ce sacrifice entre les sacrifices?
Par quelle violence ou par quels artifices Sut il. premier, capter de tes désirs l'essaim? Fut-ce ton précepteur? Fut-ce ton médecin ? I les gens-là sont toujours prêts à ces bons offices.
Et pour les imposer ont assez de < redit! Bref, quel fut celui-là. tu ne me l'as pas dit. De lui. qui fut avant tous les autres ton maître.
Te rappelles tu bien le visage et le nom? \ ,■ lee appelle! tu. dis. ma chère? ~. Peut être... Oui, peut être, après tout. Kt peut être, que non!
Tu gardas tes secrets. Je te livrai les miens. Tu ne me trouvas pas à ce jeu réfractaire. Tu ne demandais rien ; je ne sus point me taire : Tous mes sales trésors furent tes propres biens.
Quelle fut celle à qui, première, je dis : « Viens », Piqué par l'aiguillon du petit sagittaire, Et qui me mit au fait de l'amoureux mystère? Je sus te la nommer; car, moi, jie m'en souviens!
Fut-ce une curieuse et pâle adolescente,
Ou bien fut-ce une dame mûre et bien pensante
Qui provoqua chez moi le spasme initial?
Non (et j'entends d'ici des cagots la huée). Celle en qui je plaçai, d'abord, mon idéal Était, dans un lieu dos, une prostituée
LE POÈME SANS NOM. Il3