‹ Le poème sans nomChapitre 9 sur 35 · LX1II · texte numérisé non relu

LX1II

Sur le chemin poudreux, dans la lumière hostile. J'avance, en trébuchant, de fatigue recru. Sur ma tête s'éploie un bleu d'outremer cru; La plaine, autour de moi, terriblement rutile. •

Rien à mes yeux n'a plus de forme ni de style. L'air brûle. Le fardeau de mon sort s'est accru. Tout à coup, dans le ciel quelque chose a paru ; Moins que rien : un flacon, une vapeur subtile.

Un cirrus, un nuage, oh! d'abord, si petit!... C'est prodige, pourtant, comme vite il grandit! Il ouvre, immensément, ses deux ailes de neige..

Kl voici que m'inonde un bonheur sans pareil El (jue l<* jioids affreux <!«■ mon destin s'allège: I rage «!<• la fraîcheur plan*- soui le Boleill

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