‹ Le poète François MainardChapitre 109 sur 375 · Cf. sa lettre XXIX du liv. XXV · texte numérisé non relu

Cf. sa lettre XXIX du liv. XXV

connaissance des premiers essais de Balzac, le rôle de restaurateur delà langue françaiseque ce jeune homme devait jouer '. Bientôt Mainard le placera aux côtés du maître2, copiera ses lettres pour en imiter l'esprit, pour en attraper le tour, pour en utiliser les expressions1. Lors des attaques méchantes dont le premier volume de Lettres de Balzac (1624) avait été l'objet, notre poète avait vivement pris parti pour l'unique éloquent. Frère André et le Père Goulu, général des Feuillants, poussés par l'envie, avaient beau déchirer son ouvrage. Les honnêtes gens savaient bien où se trouvaient les sources de la grande éloquence. « Tout ce que vous faites, écrivait-il à son ami, est digne d'une générale approbation et, pour parler de vous dignement, on ne doit pas attendre votre mort... Si vous estiez au nombre des éloquents que nous n'avons jamais vus, nous n'aurions pas seulement vos lettres dans nos mains, mais nous chercherions encore vostre portraictpouren parer nos cabinets. N'est-ce pas une chose estrange qu'un homme qui est au-dessus des autres hommes ne soit pas admiré parce que nous sommes tous les jours de moitié dans sa conversation et que nous pouvons le voir, l'embrasser, l'escouter et l'aimer 4 ? ». Mainard soumettait ses vers à l'examen de son ami 5 et même lui adressait des compliments dans lequels l'épistolier était porté aux nues :

Balzac, cet âge brutal Est d'un si mauvais métal

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