‹ Le poète François MainardChapitre 110 sur 375 · Segraisiana, pp. 6 et · texte numérisé non relu

Segraisiana, pp. 6 et

2. Sans parler Balzac ny Malherbe, écrit-il en 1626, dans une ode déjà citée (Hélène, Oriane, Angélique... éd. Garriss., III, 337, var.) en voulant dire a sans m'évertuer à parler le beau langage de Balzac ou de Malherbe ». — Il termine une épigramme déjà mentionnée sur les Bergeries de Racan par le vers :

Malherbe et Balzac sont pour elle Il est vrai que c'est la var. du Becueil de Du Bray de 1630 ; en 162o la même pièce, figurant au front des Bergeries de Racan se terminait par le vers : Balzac et Mainard sont pour elle

3. Sur les lettres de Balzac, copiées par notre auteur sur ses cahiers, v. troduction de notre Tableau chronologique des lettres de Mainard.

4. Ms. 843 de la Bibl. de Toulouse, f° 21 verso, o. Dans une épigramme insérée dans le Becueil de 1630 de Du Bray, Mainard

disait à son livre (éd. Garriss. III, 120) :

Je ne t'ay fait que pour la France, Mais Balzac me donne espérance Que tu verras tout lunivers.

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Qu'il n'en fut jamais de pire ; Et s'il ne t'avoit porté Je t'apprends que ma satire L'auroit rudement traité 1.

Lui retournant son compliment, Balzac l'assurait que son affection le consolait de tous ses déboires : « Je n'ay garde de vouloir mal à un siècle, à qui je dois un si excellent ami que vous s », lui promettait de lui dédier sa réponse aux aigres critiques du P. Goulu (Relations à Méiiandre) et travaillait à l'agrandissement du renom du poète. Ainsi, un jour, pour décider Mme Desloges 3 à habiter désormais sa campagne d'Oradour, sur les bords de la Loire, Balzac lui promet de se fixer dans son voisinage et d'entremêler leurs quotidiennes conversations sur les théories de Machiavel et sur les nouvelles de Paris, de lectures d'ouvrages piquants, tels que les épigrammes de Mainard.

Parfois le président poussait jusqu'à l'indiscrétion le désir de rendre service à son ami. Le voyant résolu, en 1628, à passer son existence en Angoumois, il avait uni ses instances à celles de Guillaume Girard, pour amener leur commun ami à partager sa solitude avec une compagne et des enfants. Tous deux essuyèrent les moqueries de Y « ermite » qui redoutait la légèreté des femmes, craignait l'ingratitude des enfants et ne voulait point aliéner sa liberté '. La vérité est qu'en dehors de sa froideur précoce à l'égard du beau sexe 5, Balzac restait célibataire avec le secret espoir de voir ses mérites récompensés

1. Recueil de 1630, pp. 101 et 102. Ce sont les six derniers vers d'une épigramme qui, dans le Recueil de 1630 de Du Bray, comme dans quelques versions du ms. cité, est adressée à Gomberville.

2. Lettre I, du liv. VI, du 20 mars 1632. — La première en date des lettres de Balzac à Mainard est du 10 septembre 1630 (1. XVII du liv. XV).

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