‹ Le poète François MainardChapitre 111 sur 375 · Lettre XXII du liv. VII du 6 novembre · texte numérisé non relu

Lettre XXII du liv. VII du 6 novembre

4. Cf. la lettre XII du liv. III (7 avril 1628) de Balzac à Guillaume Girard. — V. dans notre Tableau chronologique des lettres de Fr. Mainard, l'épitre inédite que le poète lui adresse au sujet de son obstination à ne pas se marier.

5. Raillée doucement par Racan {Œuvres, I, 312, lettre à Balzac) et méchamment par Théophile (lettre au même, Œuvres, II, 289). Pour comprendre la portée (le l'injure de Théophile, v. l'explication qu'en donne Tallemant, Historiettes, t. IV, p. 9i. — L'aveu qu'à l'âge de vingt-cinq ans Balzac . lui-même fait de sa chasteté forcée est piquant (cf. lettre VI du liv. III à Boisrobert, 4 août 1623).

par quelque évêché. C'est lé rêve dont il aima se bercer dès son jeune âge et auquel il ne renoncera que fort tard1.

Les avances que Balzac fit de bonne heure à Richelieu n'eurent pas d'autre but. Il est parmi les premiers qui le félicitent de sa promotion au cardinalat. A Rome, il presse le jeune Bouthillier- Cochère, évêque d'Aire, de le rappeler à la mémoire de l'évêque de Luçon2. C'est qu'il prévoit la carrière glorieuse de ce prélat habile et ambitieux et qu'il fonde de grandes espérances sur l'estime où l'évêque de Luçon tient son talent épistolaire'. Ses flatteries ne touchèrent guère Richelieu, froissé de ce qu'il louait trop de monde et de ce qu'il était devenu 1' « élogiste universel ». Richelieu accueillit mal son Prince (1631), apologie de Louis XIII et de son ministre. L'auteur avait oublié de lui dédier son ouvrage et avait estimé à propos de faire allusion aux démêlés du Cardinal avec Marie de Médicis. — « Vostre amy est un estourdy », fit-il à Boisrobert « qui luy a dit que je suis mal avec la Reyne-Mère ? Je croyois qu'il eust du sens, mais ce n'est qu'un fat \ ». La partie était perdue et, pour éviter les sarcasmes cruels de ses adversaires, Balzac dut retourner chez lui \ Il emporta en Angoumois une âpre rancune qu'il exaspéra, à force de la contenir, contre le premier ministre, dédaigneux des productions qu'il avait jadis admirées et peu reconnaissant des services que Balzac lui avait rendus 6. Son âme foncièrement républicaine s'était contrainte dans le Prince h déclamer avec emphase en faveur du despotisme, et l'homme politique dont il s'était déclaré le champion avait reçu son

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