‹ Le poète François MainardChapitre 138 sur 375 · Cf. lettre LXXI · texte numérisé non relu

Cf. lettre LXXI

6. V. les regrets que Mainard exprime à cette occasion, lettre CIL

7. Sur la surveillance que Noailles devait exercer sur le maréchal de Toiras, cf. Arch. Aff. étrang., Rome, t. LUI, f 158, 172, 178, 187, 195, 197, 205 (lettres de Bouthillierà Noailles et réponses de ce dernier au sujet du maréchal de Toiras). — V. aussi sur Toiras, Tablettes historiques de l'Auvergne, t. I, pp. 497-502. (Documents historiques sur la haute et la basse Auvergne par Bouillet).

entraînait dans les vignes de Rome Mainard, ainsi qu'un petit nombre de Français de « bonne maison » '. Quoique le vin n'y fut pas fameux2, on festoyait tout de même joyeusement dans ces lieux de plaisance, agréablement situés sur les coteaux de la Ville Eternelle '. L'évêque du Mans, Cbarles Lavardin de Beaumanoir, renommé pour son libertinage et tenant de famille un fort pencbant pour les plaisirs de la table ', faisait partie de la bande du maréchal/Naturellement, il était suivi de son neveu, l'abbé Philibert Emmanuel de Lavardin, un débauché vulgaire, et de son protégé, l'ingambe abbé Scarron '., qui, déjà, aurait pu s'écrier comme il le fit plus tard :

... je suis pour la mangeaille, Il n'est rien tel qu'être glouton 6.

Le maréchal de Toiras et l'évêque du Mans quittèrent bientôt la Ville Eternelle, emportant avec eux les regrets de Mainard, car les prélats français restés à Rome étaient d'une sobriété excessive ' et préféraient dépenser leur argent en statues et en tableaux qu'en festins". Bien qu'il partageât leurs goûts artistiques, le cardinal de Lyon était le seul qui aimât ces « galanteries », à l'égard desquelles Noailles se montrait si rigoureux. En son particulier, Monseigneur était d'une tempérance plus régulière que toutes celles dont on parle dans

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