‹ Le poète François MainardChapitre 143 sur 375 · Sonnet vu du même recueil · texte numérisé non relu

Sonnet vu du même recueil

6. Balzac, lettre XI du liv. II au cardinal de la Valette, du 3 juin 1623.

7. Balzac, lettre XXIII du liv. III à M. d'Ambleville, de Rome, le 25 décembre 1621.

248 LE TOÈTE FR. MAINARD

«C'est d'icy, proclament-ils, que nous sont venues (sic)les inventions et les arts et que vous avez receu la science de la paix et de la guerre1 ». Citons encore de Balzac ces lignes passionnées : « Il est certain que je ne monte au mont Palatin, ni au Capitole que je n'y change d'esprit, et qu'il ne m'y vienne d'autres pensées que les miennes ordinaires. Cet air m'inspire quelque chose de grand et de généreux que je n'avois point auparavant. Si je reste deux heures au bord du Tyhre, je suis aussi scavant que si j 'a vois estudié huict jours ».

Ni préoccupations d'érudit, ni méditations de rêveur, ni ferveur d'humaniste n'absorbent ni n'animent notre poète, dans ses pérégrinations parmi les ruines majestueuses des Sept Collines. Il sait qu'en sa qualité d' « honnête homme », il est tenu de visiter ces débris ; qu'à son retour en France on le questionnera sur les curiosités de Rome et que les monuments célèbres4 lui fourniront des sujets de conversation chez le comte de Clermont, à Castelnau, et chez ses amis les magistrats des Parlements de Toulouse et de Paris.

Les marhres anciens ne l'intéressent pas plus que les toiles modernes. Il a assez souvent l'honneur d'être reçu par le pape, mais dans aucune de ses nomhreuses lettres de Rome il ne fait la moindre allusion aux fresques ni aux sculptures du Vatican ou deMontecavallo. Son âme est insensible à la beauté plastique comme à la poésie des ruines: « Il donnerait toutes les statues d'Italie pour la teste de maistre Pierre Cuignet 2 »,

Cette course aux « antiquailles », il la fait plutôt par devoir que par plaisir. Ressemblant sur ce point à certains étrangers d'aujourd'hui, attirés à Paris par le seul désir de connaître les lieux où Ion s'amuse, qui terminent en deux ou trois après-midis la visite des richesses d'art de la grande ville, Mainardse débarrasse vite de ses ennuyeuses obligations. Deux mois ne se sont pas écoulés depuis son arrivée à Rome qu'il déclare n'y plus rien trouver d'intéressant. Ces « vieilles beautez » l'ont fatigué avant qu'il ne les ait examinées de près. « J'ay visité toutes lesj

1. Lellre XXVIII du liv, IV à AI.. de Bourbon, de Rome, le 2o mars 1621

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