‹ Le poète François MainardChapitre 151 sur 375 · Belloni, // seicento, p · texte numérisé non relu

Belloni, // seicento, p

2. Garrisson a publié d'après le ms. 43 de la Bibl. des Barberini l'ode de Mainard au pape et trois des ballets composés par Mainard en 1628 pour Montmorency (cf. III, 304-310). L'éditeur a négligé de nous dire si ces pièces sont transcrites de la main de Mainard.

3. Cf. Gazette de France du 1er mars 1636 (nouvelles de Borne du 30 janvier de la même année). Les représenta lion s de la pièce citée eurent lieu les 22 et 24 janvier.

4. Le cardinal de Savoie, frère du duc de Savoie, allié et beau-frère de Louis XIII était arrivé à Borne à la fin d'octobre 1635.

o. Lettre LXXIX à Flotte. Si les dames n'assistèrent pas aux représentations des 22 et 2i janvier, elles n'en virent pas moins cette pièce. Le 27 janvier, dit la Gazette, cette comédie fut de nouveau représentée devant les dames romaines conviées par Donna Anna Barberini.

parmi les meilleurs historiens italiens de son siècle \ Voulant mettre à profit la notoriété que cet ouvrage avait en France, Antoine Oudin en traduisit, en 1634, la première partie. (( Mauvaise version d'une excellente histoire », dit Chapelain qui, au début de 1635, s'employait à imprimer la traduction qu'il en avait faite lui-même, « laquelle cédera bien à son original parce qu'il est incomparable, mais aussi laissera bien loin derrière elle tout ce que nous avons d'originaux en nostre langue »8. Chapelain se montrait moins enthousiaste dans sa correspondance familière avec Balzac. Rapprochant Bentivoglio de Quinte-Curce et l'opposant à Tite- Live, à Salluste et à Tacite, il trouvait que l'auteur de la Guerre des Flandres avait plus d'esprit que de pénétration et qu'à lire son ouvrage, il avait eu plus déplaisir que de profit '. Balzac, lui aussi, relevait dans les messages qu'il adressait à son ami intime certains défauts que la critique moderne reproche à l'ouvrage de Bentivoglio ', par exemple la part trop grande qui y est donnée aux faits militaires au détriment de l'explication diplomatique ou psychologique des événements relatés \ En attendant, les deux amis s'appliquaient à faire leur cour à Bentivoglio, en qui ils voyaient un candidat au pontificat. « 11 papège avec apparence de succès, écrit Chapelain à Balzac, si cela arrive, vous et moy aurons le gratis de nos bulles, si nous avons des bulles » ,J. Mainard de son côté, s'efforçait de

1. La première partie de son ouvrage : Délia guerra di Fiandra, in-4°, parut à Cologne, en 1032 ; la deuxième, en 10:50, et la troisième, en 1039. Antoine Oudin donna une version de la première partie, à Paris, en 1034. Guy Bentivoglio a laissé en outre des Lettres diplomatiques qui furent traduites en français, pour la première fois, en 1080, Paris, in-12°.

2. Cf. lettre de Chapelain à Bentivoglio du 21 janvier 1035, o. c.,t. I, p. 85. — Le cardinal l'avait même prié de s'employer à détruire tous les exemplaires de la traduction d'Oudin.

3. Lettre à Balzac du 19 décembre 1038, o. c, t. I, p. 337. Cf. pourtant les éloges qu'il fait de la deuxième et de la troisième partie de Y Histoire des guerres des Flandres dans ses lettres à Bentivoglio du 1er décembre 1030 et du 24 août 1039, o. c, t. I, pp. 127 et 480, note 3.

4. Cf. Ginguené, continué par Salfi, Hist. litt. de l'Italie, t. XI, pp. 340 et s.

5. Lettre V du livre XIX duv20 février 1030, à Chapelain (éd. IGOo). — V. par contre un jugement flatteur sur Bentivoglio, dans les lettres de Balzac à M. Arnaut, abbé de Saint-Nicolas (1. XII et XXV du liv. VI. La date 3 octobre 1031 de la première de ces lettres est peut-être erronée à en juger par la teneur de la seconde missive).

0. Lettre de Chapelain à Balzac du 30 octobre 1039, o. c, t. I, p. 510. Cf. aussi ce que Balzac écrit à Chapelain à la nouvelle de la mort du Cardinal (Lettres inéd., 24 oct. 1044).

plaire à ce « sujet papable », qui lui témoigna beaucoup de sympathie. Non seulement avec sa libéralité coutumière Bentivoglio lui fit présent de livres, de tableaux et de statues ', mais encore il aimait causer des heures entières avec le poète 2. Pendant sa nonciature et pendant son épiscopat de Riez (1622- 1626), Bentivoglio s'était créé en France beaucoup de relations. Aussi se plaisait-il à demander à Mainard des nouvelles des gens de lettres qu'il avait connus ou dont il avait entendu parler, ou bien il s'enquérait auprès de lui des nouveautés littéraires d'un pays qu'il connaissait de près. Notre auteur l'entretenait de ses amis Colletet et Gomberville ', Silhon '■ et Faret •, Conrart6 et Chapelain, mais surtout de son cher Balzac.

Le second volume de lettres que l'épistolier venait de publier à Paris7, avait déchaîné contre lui une tempête presque aussi violente que l'apparition de son premier recueil. Le Père Bourbon entre autres avait censuré dans une lettre latine ses nouvelles épîtres8 et la plupart des doctes membres de Y Académie putéane admettaient ses critiques. Dans le cabinet des

1. Mainard en avait expédié une bonne partie en France, par le comte de Queylus, cf. lettre LXIY.

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