‹ Le poète François MainardChapitre 154 sur 375 · Lettre XCV à Flotte · texte numérisé non relu

Lettre XCV à Flotte

6. Œuvres de Voiture, éd. Ubicini, Paris, t. II, p. 301. — C'est évidemment par erreur que Mainard (1. GUI) parle de ces vers comme faisant allusion à M"e Aubry, fille de la présidente, une habituée de l'hôtel de Rambouillet,

Cardinaux et prélats furent mis en gaieté par ces stances pleines « d'esprit et de gentillesse » que Flotte avait envoyées à Mainard à Rome. «Les Italiens sont ravis, déclare ce dernier, de voir que les Français occupent leur plume à faire des panégyriques pour les parties postérieures, et l'auteur de cette petite ode s'est acquis tant de gloire parmi eux, qu'il y en a qui m'ont demandé son portrait » *. ïl s'agit, comme on l'a tout de suite deviné, du billet doux que le sémillant rey chiquito adressait à la même date « h une maîtresse inconnue » et où il détaillait, d'une manière cavalière, les charmes de sa petite personne -.

Jean de Sirmond, l'ami de Mainard, était aussi fort connu à la Cour papale. Les bons souvenirs qu'avait laissés dans la Ville Eternelle son oncle, le Père Jacques Sirmond, ancien secrétaire du général des jésuites, et les services que lui-même avait rendus au cardinal François Barberini, au moment où ce dernier avait été nonce en France ', faisaient oublier aux prélats romains que Sirmond était un libelliste à la solde de Richelieu. Ce publiciste, qui tournait habilement des vers latins', voulut profiter de la présence de Mainard à Rome, pour se rappeler à la mémoire des cardinaux et de Sa Sainteté. Il adressa à notre auteur, en avril 163G, une élégie latine où il distribuait habilement de l'encens à Urbain et à Richelieu '. Il y donnait aussi à pleines mains des louanges à notre poète. Mainard avait conquis Rome, non par les 'armes comme Rrennus, mais par les doux accents de ses chants, blaftdœ dulcedine venœ.

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