Lettre LXIV
6. Lettre LXVI. — Dans ses lettres XGIX et G, écrites à la fin de l'hiver ou au commencement du printemps de 1636, il se plaint à ses amis Pressac et Gomberville du « mal qui l'a menacé d'une mort précipitée ».
7. Gf. lettres XCV et XGVI. — Au milieu de l'église de la Madone de Lorette (petite ville à 21 kilomètres d'Ancône) se trouve la Santa Gasa, maisonnette où, selon la légende, naquit la Vierge. Les anges auraient, en 1291, arraché le sanctuaire de ses fondements de Nazareth et l'auraient apporté en Sclavonie.
I Trois ans après, sur l'ordre du pape Boniface VIII, cette cabane fut transportée près Recanati, et enfin plus tard et pour plus de sécurité à Lorette.
8. V. dans la Gazette du 26 avril 1636 la réception qui fut faite à François Annibal, marquis de Gœuvres, maréchal d'Estrées, à son entrée à Rome le
\ 22 mars.
Mainard dans la Ville Eternelle. Les deux brefs que le pape avait adressés à son vassal Edouard Farnèse, duc de Parme, pour le faire sortir de l'alliance qu'il avait contractée avec Louis contre les Espagnols, avaient amené le roi à mander d'Estrées au Saint Père, à l'effet de lui reprocher ses manquements à la neutralité qu'il avait promise et qu'il ne respectait pas'.
Richelieu avait choisi avec intention la personne du maréchal d'Estrées pour marquer plus durement au pape les ressentiments de la France. On se rappelait à Rome que l'ambassadeur extraordinaire, alors qu'il s'appelait le marquis de Gœuvres, avait arraché les forts de la Valteline aux troupes pontificales. On se souvenait surtout de l'humeur bouillante dont le maréchal avait fait preuve durant sa première ambassade à Rome ; ses violences, y disait-on, avaient fait tomber Paul V dans une attaque d'apoplexie qui causa sa mort (18 janvier 1621). Enfin, personne n'ignorait que, grâce seulement à ses intimidations et à sa cabale, Grégoire XV avait occupé la chaire apostolique \ Les ménagements dont le bigot Noailles avait usé à l'endroit du pape avaient compromis le succès des négociations dont il était chargé. Les éclats de voix et les menaces du maréchal devaient, dans la pensée de Richelieu, avoir plus d'effet auprès des Italiens, « amoureux du repos et circonspects quand ils appréhendent une rupture ouverte entr'eux et la France !».
Ce fut à contre cœur et seulement sur les instances réitérées de Noailles que le pontife consentit à recevoir l'ambassadeur extraordinaire '. Ce fut bien autre chose quand d'Estrées s'étendit sur d'autres affaires que celle qui formait l'objet officiel de sa mission. Le pape ne voulut l'entendre parler ni du règlement de ses différends avec les Vénitiens, ni de la comprotection, ni de la dissolution du mariage de Gaston, ni des conditions
1. Mémoire de Boutliillier à Noailles et au cardinal de Lyon au sujet de l'ambassade du maréchal d'Estrées, Arch. Aff. étrang., Rome, t. LUI, f° 301 (24 oct 1635).