‹ Le poète François MainardChapitre 164 sur 375 · Le 31 mars 163G · texte numérisé non relu

Le 31 mars 163G

sous lesquelles le roi traiterait de la paix générale **. Pour se dérober aux importunités de l'ambassadeur extraordinaire, Urbain partit en avril pour Castel Gandolfo % mais bientôt les soins de la politique du Saint-Siège le ramenèrent à Rome où d'Estrées s'opiniàtrait à lui demander des audiences que Sa Sainteté s'obstinait à lui refuser '. Afin de forcer la main au pape, Richelieu envoya à Noailles ses lettres de rappel en juillet 1636 ', neuf mois avant le terme auquel son ambassade aurait dû expirer. Le 8 août, Noailles, prenant congé du pape, lui représenta qu'il devait à tout prix recevoir d'Estrées, dorénavant le seul ambassadeur du roi auprès de sa personne \ Après bien des récriminations et bien des plaintes, Urbain finit par accorder audience à d'Estrées".

Noailles comme Mainard, l'ambassadeur comme le secrétaire, étaient contents de quitter Rome. Les tribulations diplomatiques n'étaient guère le fait du premier. Plus son ambassade avançait, plus il se sentait embarrassé devant la complexité des affaires qu'il avait à régler. Homme d'épée avant tout, les négociations lui pesaient et c'était avec allégresse qu'il les abandonnait pour prendre du service et s'illustrer dans « les occasions de guerre7 ».

De son côté, notre personnage envisageait avec joie son retour en France. Non seulement il était fatigué des « vieilles beautés » de Rome, non seulement il soupirait après les divertissements de la capitale et après le bonheur de causer avec ses amis, mais encore, tout récemment, Flotte lui avait communiqué qu'un revirement s'était produit en sa faveur dans l'âme

1. Arcli. Aff. étrang., t. LUI, f° 390, lettre de Noailles à Bouthillier du 10 avril 1036.

2. Cf. lettre XCI de Mainard. — Gazette de France du 24 mai et du 7 juin 1636 (Nouvelles de Rome des 22 et 30 avril). — Arcli. Aff. étrang., t. LVII, f° 120, Journal de Rome.

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