‹ Le poète François MainardChapitre 171 sur 375 · Fd. Garris., t. Il, p · texte numérisé non relu

Fd. Garris., t. Il, p

4. Le Suidai, ode, éd. Garriss., t. 11, p. 224. V. aussi p. 130 du présent ou vrage.| 3. Cf. 1. XXXVI.

6. Cf. Martial liv. IX, ép. 30. — Fd. Garriss., t. III, p. 136. Une strophe, suppril

mée de la version définitive et faisant allusion à « la prise de Pnylaurens », 1(| favori de Gaston, arrêté le 14 février 1633, marque la date de cette ode satiriqu*); (cf. ms. 843 de la Bibl. de Toulouse, f° 171 verso).

d'Aurillac avait eu maille à partir'. Mais la matière faisait parfois défaut à notre rimeur. Aussi, l'esquisse satirique de Balzac fut-elle pour lui une aubaine. Mainard écarta de sa pièce les plaisanteries d'un goût douteux de Balzac sur la barbe de Fr. de Harlay, archevêque de Rouen", mais il y consigna tous les autres traits de son modèle. Le poète raille en vers, comme l'épistolier l'avait fait en prose, l'obscurité et la confusion des écrits et des sermons du « théologien », la manière dont son esprit tortu défigure les textes sacrés ou altère la pensée des grands docteurs de l'Eglise, son orgueil de se croire le vrai défenseur de la foi, ses prétentions à la pourpre cardinalice.

A la fin de 1634, au moment où Mainard faisait circuler les copies manuscrites de son ode, Flotte l'avertit qu'un prélat, dont notre auteur devait ménager les susceptibilités, avait cru se reconnaître dans la peinture du « théologien3 ». Il y a de bonnes raisons de croire que le prince ecclésiastique offensé n'était autre que l'archevêque de Rouen en personne '. Mainard n'avait qu'à se louer des relations qu'il entretenait avec le père du prélat, Jacques de Harlay, marquis de Chanvallon, a le plus célèbre galant de la reyne Marguerite », au dire de Tallemant. Le poète avait connu Chanvallon à l'époque où lui-même était secrétaire de la reine M argot et depuis n'avait cessé d'être en excellents termes avec ce gentilhomme auquel, tout récemment, il avait adressé un petit hommage versifié1. Pour détourner

1. Ed. Garriss., t. III, p. 168. Nous avons déjà parlé de cette ode (chap. 3, § I, et chap. 5, § II) que l'auteur adressa, en 1634, au comte d'Ayen, fils aîné de Fr. de Noailles.

2. Toutefois, dans le premier « état » de cetle pièce (ms. 843, f° 148 v.), le théologien bafoué y est appelé Barbon, appellation employée par Balzac pour désigner son adversaire, fort connu, par « une aulne et demie de barbe ». Balzac fit de ce surnom le titre de sa satire contre les pédants.

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