‹ Le poète François MainardChapitre 176 sur 375 · Ed. C.arriss., t. III, p. 64 ; ibid, t. III, p · texte numérisé non relu

Ed. C.arriss., t. III, p. 64 ; ibid, t. III, p

2. Cf. les épigr. : Tu devrais mourir de vergogne et Muses, Parnasse est une terre, éd. C.arriss., t. III, pp. 89 et 138.

3. Ibid., t. III, p. 4o. Sonnet adressé à Gombaud, auteur dramatique pourtant. Son Amaranlhe (pastorale) fut représentée en 1631. Gombaud écrivit aussi la tragédie des Danaïdes (1638). — Mainard compte trois syllabes dans théâtre (avant dernier vers).

intéressées. Il fallait encore se rappeler, par de fréquentes visites à la mémoire des gens qu'on flattait; solliciter le salaire de la peine qu'on s'était donnée en rimaillant en leur honneur ; tâcher de faire intervenir leur crédit pour obtenir bénéfices, pensions ou emplois. Ces menues gratifications dont Mainard avait plus ou moins bénéficié autrefois, lui échappaient maintenant par suite de son séjour forcé au fond du Quercy. Ce n'était pas à notre personnage que la reine allait distribuer quelque largesse pour une piécette pleine des meilleures prédictions concernant le Dauphin impatiemment attendu1, lorsque, dans son entourage, vingt mains avides lui tendaient leurs productions pompeusement et prosaïquement versifiées. Ce n'était pas parce que le baron de Fontes lui avait lu l'épigramme de Mainard sur le triomphe de sa politique * que le premier ministre, qui goûtait cependant certaines productions de notre auteur, se serait départi de son indifférence habituelle à l'égard de ce dernier \ Il aurait fallu pour cela des instances plus énergiques, que seule la présence à Paris du poète aurait peutêtre réussi à mettre en mouvement. S'il n'avait plus le droit de rien espérer de la générosité des grands, à plus forte raison il était interdit à Mainard, maintenant qu'il était relégué au fond de sa province, d'escompter la collation d'un bénéfice ecclésiastique ou l'assignation d'une pension sur une abbaye ou un évêché. Il était même difficile à notre président honoraire de trouver, à l'aide de ses amis, une place auprès de quelque grand seigneur ecclésiastique, tel que le diplomate Philippe d< Harlay, évêque de Saint-Malo 4. Par l'entremise de l'intendant

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