‹ Le poète François MainardChapitre 181 sur 375 · Ed. Garriss., t. III, p, 112, Scavantes sœurs · texte numérisé non relu

Ed. Garriss., t. III, p, 112, Scavantes sœurs

4. D'après l'explication que nous fournit M. l'abbé J. C. Viguié, on dénomme ainsi, en Quercy, un terrain, à proximité de la maison de campagne ou de la grange, et qui sert d'aire à battre le blé ou de dépôt du bois, de la paille, des charrettes et des gros outils aratoires.

se trouve sur le territoire de la commune de Loubressac, tout près d'Autoire, où une maison bourgeoise du faubourg est dénommée Laroquc-Maynard '.

Quelques sommes placées par notre personnage en obligations — il prête ainsi, le 6 août 1643; 400 livres à Jean Estivals qui les rendra à Charles de Mainard 2 — une maison à Aurillac, achetée le 1G octobre 1623 à raison de 2.500 livres de son neveu par alliance Fr. de Cambolas, et cédée vers 1628 à son successeur, le président Henri Darches ' ; dans la même localité, rue d'Aureinques, une seconde maison que, par suite d'une longue tradition, on appelle encore aujourd'hui V hôtel du président Mainard, terminent notre inventaire incomplet de l'état de la fortune de notre auteur.

Mais pourrait-on objecter à la suite de cette ennuiera lion :

J'en connais de plus misérables !

Car si un lot important de l'avoir de Fr. Mainard lui rapportait des rentes faibles et irrégulièrement versées, comme il possédait des logis à Saint-Céré et à Aurillac, que ses bois lui assuraient le chauffage, que ses vignes lui donnaient du vin, ses vergers, des fruits et ses champs, du blé, on est en droit de supposer que ce poète propriétaire vivait dans une honnête aisance. On nous ferait encore remarquer, ajuste titre, que notre personnage habitait une lointaine province et que, par conséquent, ses besoins étaient plus restreints que ceux d'un bour-

1. Arcli. Nat., t. GXCIII, carlon 44-45, liasse 132, procès 173, pièce obligeamment indiquée par l'intermédiaire de M. l'abbé J. C. Viguié par M. l'abbé Albe, de Cahors.

2. Arch. du cbàteau de Laboisse. Nous devons l'analyse de l'acte qui suit à In complaisance de M. l'abbé J. C. Viguié : « Par acte du 23 novembre 1651, Françoise de Sol, veuve de Jean Estival et Anlboine Jacme, son gendre, tous deux du I village d'Eslivals (alors paroisse de Saint-Céré, aujourd'hui paroisse de Saint-Paul | du Vern), versent entre les mains de noble Charles de Mainard, gentilhomme servant de Sa Majesté, la somme de 400 livres tournois qui lui étaient ducs

« comme héritier de feu M. Meynard (sic) conseiller du Roy en ses conseils Destat, son père, » à qui ladite somme avait été empruntée « par obliga(ti)on q(uons)anlie par led. feu Jean Estival, mary et beau-père desd. débiteurs le sixième d'août mil six cens quarante trois ».

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