V. le chap. 4, § IV de cet ouvrage
geois de Paris. Enfin, en prenant Mainard au mot, on nous rappellerait qu'il a dit :
Le bien qui m'est venu des pères dont je sors
Est petit pour la Cour, mais grand pour le village1.
Il ne serait pas prudent toutefois de s'appuyer sur des vers inspirés par le dépit, ni sur une antithèse qui n'est qu'une figure de rhétorique. En concédant même que l'héritage paternel et la dot de sa femme eussent permis à Mainard de vivre dans le bien-être, les charges et les frais de toute sorte qui grevaient sa bourse, rendaient fort pénible sa situation matérielle.
Et d'abord il avait à pourvoir aux besoins d'une nombreuse famille. Il avait perdu trois de ses enfants, mais il lui restait encore quatre filles et deux fils à élever et à doter. L'éducation de Charles et de François qu'il avait placés, semble-t-il, au Collège des jésuites d'Aurillac lui coûtait, confie-t-il à un ami en 1641, mille livres par an2 — brèche énorme dans un budget aussi modeste que celui de notre auteur. Si, en raison de son peu de fortune, il ne pouvait établir que son aînée, Anne, il était obligé, en destinant, selon l'usage, ses autres filles à la profession religieuse, de leur constituer une petite dot pour assurer leur existence au couvent 3.
Depuis que Mainard était de retour de Rome, la maladie de sa femme avait empiré. Devenue paralytique ', non seulement elle ne pouvait mettre de l'ordre dans son ménage et y