‹ Le poète François MainardChapitre 197 sur 375 · Lettres XI à Pressac et CLII à Gomberville · texte numérisé non relu

Lettres XI à Pressac et CLII à Gomberville

de toutes catégories. Ainsi, le 1er de l'an 1635, Mainard exprime sa reconnaissance à la comtesse deClermont pour la protection qu'elle lui avait accordée dans une affaire « qu'il vient de finir » à Montauban1. De même, en avril 1641, il rappelle au baron de Saint-Géry la lettre de recommandation qu'il lui avait promis de faire écrire par le duc de Bouillon à son agent de la vicomte 2.

Quand la fin d'une campagne ramenait chez eux ces seigneurs grands ou petits les divertissements ne discontinuaient pas3. François de Crussol, duc d'Uzès, n'hésitait pas à sacrifier deux mille écus pour donner huit jours durant des fêtes dans sa terre d'Assier ou d'Apcher, et offrir même le « régal » d'une comédie à tous les honnêtes gens de la contrée4. Sa femme, la spirituelle Marguerite d'Apcher, charmait ses hôtes en leur lisant des vers de sa façon, dans le goût du quatrain suivant :

L'honneur de la belle Clarisse De quinze amans est combattu, Un seul est tesmoing de son vice Et quatorze de sa vertu %

tandis que Mainard entonnait à la fin des repas les entraînants

1. Lettre publiée par E. de Barthélémy dans le Bulletin du Bibliophile de 1870-71.

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