‹ Le poète François MainardChapitre 199 sur 375 · Cf. lettre GCLIII · texte numérisé non relu

Cf. lettre GCLIII

3. Sonnet à Tallemant, éd. Garriss., t. III, p. 23. —Lettre CCXLIX.

4. M. Garrisson n'a pas vu (t. III, p. 323 note) que le Puget à qui est dédié le j sonnet du t. III, p. 53 est Pierre de Puget, sieur de Montauron et non J. Puget ; de la Serre, écrivain toulousain raillé par ses contemporains, mais dont Mainard célébra les mérites dans un autre sonnet (ibid., p. 58) et à qui il adressa la lettre) XXIX. M. Lachèvre a reproduit cette erreur {Bibliogr. des rec. coll., t. II, p. 713), ' chose qui surprend de la part de ce bibliographe, car il cite d'après le t. XXI du rec. Conrart, p. 1017, une var. du sonnet à Puget dont le premier vers est:( Montauron dont les grands recherchent l'amitié... Ajoutons que Mainard appelle toujours son compatriote La Serre et non Puget.

5. Ed. Garriss., t. III, p. 25. — Mainard annonce à Pressac la mort de M"" d'Harambure dans sa lettre XL, VIII, — Cette fin de sonnet a été imitée par Racan, éd. c, t. II, p. U2,

plus en plus de faire raison à table au châtelain de Castelnau. Il a de fréquents « tournoiements de tête » ; un fort rhumatisme dans le bras droit lui fait songer à passer une saison au Mont-Dore — sage dessein qu'il n'exécuta pas ; en 1641, de violents troubles gastriques le font s'aliter pendant une quinzaine'. A la fin de 1642, son état empira. Une maladie dont « les galénistes de son village ne surent lui dire ni la cause ni le nom », le tint durant six semaines sur le bord du tombeau2. Jamais il n'avait frôlé la mort de si près, et lorsque, entré en convalescence, il considéra le péril pour l'instant conjuré, il se prit à réfléchir sérieusement « au grand départ3 ». Sa foi en Dieu, malgré les quelques nuages qui, jadis, l'avaient obscurcie subsistait vive et intense dans son cœur. Déjà en Italie, pendant la courte maladie qui l'avait abattu et au cours de son pèlerinage à Notre-Dame de Lorette, sa piété s'était rallumée. Du plus profond de son être, il se jeta, cette fois encore, dans une dévotion ardente. Avec contrition et humilité, il fit son mea culpa. Il avait flatté les puissants, il avait « piastre leurs malices »; de ses actions les plus viles, il avait fait ses plaisirs; des biens d'ici-bas, l'objet unique de ses préoccupations4. Cette vie coupable le remplit d'horreur. Avec effroi, il envisage le moment où son âme pécheresse se présentera devant l'Eternel:

Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée Mon dernier jour est dessous l'horizon,

Tu crains ta liberté. Quoy ? n'es-tu pas lassée D'avoir souffert soixante ans de prison?

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