Cf. les sonnets, éd. Garriss., t. III, pp. 15 et
D'ailleurs que ferait-il à la Cour ? 11 adore la vertu Et les amis du Louvre adorent la Fortune1.
Dans son ardeur de néophyte, Mainard prêche la bonne parole au comte de Carmain qui, à la mort de Richelieu, son ennemi, a vu s'ouvrir enfin les portes de la Bastille. Il l'exhorte à s'éloigner d'un endroit où règne la malice et à se préparer à faire ses adieux suprêmes au monde — sombres avertissements devant lesquels le comte recula épouvanté'.
Comme pour se rappeler à chaque instant les sages résolutions auxquelles il s'est arrêté en dernier lieu, Mainard a fait graver sur une pierre, placée au-dessus de la porte d'entrée de son cabinet de travail, ce quatrain, où il s'est souvenu à la fois d'un vers de Martial et d'un passage de Sénèque :
Las d'espérer et de me plaindre Des Muses, des grands et du sort C'est ici que j'attends la mort Sans la désirer ni la craindre'.
Ces dispositions d'esprit ne durèrent guère plus de deux ans. En 1645, en demandant à Conrart de lui faire accorder par le chancelier Séguier un privilège pour la publication de