‹ Le poète François MainardChapitre 212 sur 375 · Lettre 31 du livre XV à Conrart, 18 septembre · texte numérisé non relu

Lettre 31 du livre XV à Conrart, 18 septembre

3. Le Discours à la Reyne sur sa régence figure dans le t. Il de l'éd. in-f° des Œuvres de Balzac, p. 474 (VIe Dissertation politique). Fait en 1643, il ne fut présenté à Anne d'Autricbe qu'en janvier 1644 (cf. Lettres inédiles de Balzac, I janvier 1644).

souffler à l'oreille de Mazarin qu'il avait dans l'esprit un second discours où il pouvait dire « quelque chose de bien exquis » sur le cardinal « pourvu que Son Eminence en témoignât le désir et fît quelque cas de sa seigneurie» ? Et malgré la froideur de l'Italien, qui lui avait ôté tout d'abord l'envie « de prostituer sa plume à tous les heureux1 », n'était-il pas bientôt après revenu à la charge, en faisant annoncer à Mazarin qu'il lui dédierait son Cleophon sive de la Cour' - « avec force éloges dans le corps de l'ouvrage » à charge pour Son Eminence de transférer sa petite pension de l'Epargne sur un évêché3 ? Lui aussi (( espérait mieux du gouvernement présent et de l'équité de la Régence s » que de l'injuste régime du despote dont la mort avait délivré la France de la servitude.

Car, malgré les louanges contraintes que Balzac avait données à Richelieu, il n'en avait obtenu qu'une pension, fort irrégulièrement payée, de deux mille francs et les titres honorifiques5, mais point lucratifs, de conseiller d'Etat et d'historiographe du roi, qu'il appelait de « magnifiques bagatelles ». Il en avait gardé d'âpres ressentiments contre Richelieu, ce tyran sanguinaire, émule des Tibère et des Stilicon, des Phalaris et des Busiris, des despotes les plus abjects et les plus odieux de l'Egypte, de la vieille Grèce et de l'ancienne Italie6. Dans leurs

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