Cf. le sonnet à Priézac, éd. Garriss., III
5. Cf. éd. Garriss., III, 64. On se rappelle que Mainard avait habité près de Saint-Euslacbe, tandis que Flotte demeurait rue de Braque, derrière l'hôtel de Guise, l'actuel palais des Archives, non loin de l'église Saint-Paul (cf. la 1. CCLIV de Mainard).
6. V. à l'appendice bibliographique la pièce : Avant que la vieillesse m'ouvre..
7. Cf. Perrens, Les libertins en France au XV 11' siècle, p. 139.
fois franchie, permettait aux mortels d'espérer de la Parque un nouveau fuseau de jours \ Le voici en train de causer familièrement avec ses protecteurs Bassompierre et Carmain, ces « deux illustres malheureux » pour qui, enfin, les portes de la Bastille se sont ouvertes 2 ! Ils donnent raison au poète de vilipender la méchanceté, la fourberie et la « noire fureur » d'Armand. Bertier, abbé de Saint-Vincent qui, en qualité d'agent du clergé, s'étiit en 1640 et 1641 courageusement opposé aux entreprises de Richelieu sur les biens des ecclésiastiques', partage lui aussi les sentiments de Mainard contre le tyran.
Dans les causeries qui, chez cet opulent abbé4, prolongeaient la fin des repas, le défunt cardinal ne trouve qu'un défenseur : c'est Guillaume Colletet, l'un des favoris de Son Eminence, qui poussait la générosité jusqu'à lui donner six cents livres pour six vers 5. En attendant d'aller « crotté jusqu'à l'échiné » « chercher son pain de cuisine en cuisine », comme le lui reprochera cruellement Boileau, Colletet en est réduit, malgré les flatteries qu'il a rimées en l'honneur de Séguier et de Mazarin, à vendre son office d'avocat au conseil