‹ Le poète François MainardChapitre 221 sur 375 · Ed. Garriss., III · texte numérisé non relu

Ed. Garriss., III

2. A leur sortie de prison, Mainard adressa à chacun d'eux un sonnet. Cf. éd. Garriss., III, 22 à Carmain; ibid., p. 54 à Bassompierre. Cf. lettres CXCVI, CXCVII et CCII. Ces deux seigneurs précédèrent Mainard au tombeau. Carmain mourut le 22 janvier et Bassompierre le 12 octobre 1646.

3. Sur le rôle de Jean-Philippe de Bertier, abbé de St-Vincent, à l'assemblée générale du Clergé de 1641, ainsi que sur la part qu'il prit aux événements de fin 1640 qui amenèrent la tenue de cette assemblée, cf. les Mémoires de Montchal, archevêque de Toulouse, Rotterdam, 1718, 2 vol. Dans sa lettre CLXXXV Mainard vante le « courage romain » montré en cette conjoncture par l'abbé. Après avoir été député de la province de Toulouse et d'Auch, il fut, en 1641, agent général de la province d'Arles et en 1645 redevint député de la province d'Auch.

4. Dans la première version de son étrenne à Flotte (éd. Garriss, III, 67), Mainard lui souhaitait

... que l'an mille et sept cens Te puisse voir manger et rire Chés notre abbé de Saint-Vincont.

(Ms. 843 de la Bibl. de Toulouse, f° 233).

5. Cuill. Colletet a composé une foule de pièces en l'honneur de Richelieu ou à sa mémoire. Cf. Epigrammes, Paris, 1653, in-12, pp. 71, 123, 141 et 178. Autres poésies, Paris, 1642, in-4°, sonnet, p. 16. On sait qu'en 1633 il avait adressé une ode au Cardinal et qu'il faisait partie de la troupe d'auteurs dramatiques qui travaillaient sous la direction de Son Eminence.

d'Etat 1 et à « manger sous Jules tout ce qu'il avait acquis sous Armand » V. Il lui reste encore, pour abriter d'ancillaires amours et pour fêter Bacchus à son aise, cetle maison du faubourg Saint-Marcel, babitée autrefois par Ronsard. Il en a célébré en vers la cour « gaie et magnifique », le portique gardé « de superbes lions », « l'aimable promenoir de ses doubles allées » et la.Bièvre voisine, dont le maigre débit est transformé par la plume emphatique du poète en une « féconde source » '. La table de pierre, autour de laquelle, jadis, se rassemblaient les membres de la Pléiade en des agapes plus intellectuelles que gastronomiques, sert maintenant aux festins des amis de Colletet qui, vu la pauvreté du maître de logis, apportent chacun leur plat'. C'est Flotte, le roi des goinfres, qui préside ces joyeuses beuveries :

Toy dont le sceptre est un pot Le throsne une table.

Vien reboire en ce faux bour

Où vray patriarche Contre les flots de la Cour

J'ai basty mon arche 5.

Comme toujours le « bon Père Flotte'».

Portant la joye en quelque lieu qu'il entre 7

divertit la compagnie par ses chansons à boire, ses bons mots et des contes tellement drôles que Balzac l'engageait vivement;

[1. A M. le chancelier pour obtenir de luy la vente de ma charge d'advocat au\ conseil d'Estat et privé du Roy, afin, y dit-il, que :

Je sois aussi riche poète

(Jue je serois pauvre advocat.

(Epxg ranimes, p. 154).

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