Cf. le Soupir de VAulheur (Epigrammes, p
3. Sonnets : Sur la maison de l'autheur qui estait autrefois la demeure de Rom sard au faubourg Saint- Marcel (1638) et A la postérité sur la demeure de l'autheur (1640), dans le volume (TEpigrammes, pp. 471 et 472.
4. Chevraeana, 1701, t. I, p. 30, cité par Lachèvre, Bibliogr. des rec. collectifs, t. II. p. 201.
5. Chanson à boire, adressée à Flotte par Colletet, (Poésies diverses, Paris, 1656 in-12, p. 395).
6. C'est ainsi que l'appelle Balzac quand il veut user de termes polis à son endroit (Lettres inéd., 10 octobre 1044), mais quand Flotte lui donne du mécontentement en ne transmettant pas avec ponctualité ses paquets à Mainard, il Ici traite « d'ivrogne », de « biberon », de « père goulu » ou d'helluo (gourmand).
7. Caractéristique de Flotte donnée par Boisrobert dans son Epître Vh
à en faire un recueil. « Exercez-vous, si vous me croyez, en ce beau genre d'escrire et ne laissez pas perdre les grâces de vostre narrative avec le son de vostre voix. A l'exemple de Plutarque et d'Athénée conservez la mémoire de vos festins. Et afin que la bonne chère dure encore après qu'on a desservi... préparez-nous un volume de nouvelles qui méritent d'estre appelées, mesme par le sobre M. Chapelain, les ragous et les bisques de l'esprit1 ». Tout au plaisir du moment, Flotte ne se soucia pas de la postérité et se contenta de voir célébrer sa verve étourdissante par ses amis Colletet2, Boisrobert3, Scarron ', Balzac et Mainard.
Naturellement, les visites les plus assidues de Mainard furent à l'hôtel Séguier, demeure de l'homme en qui le poète voulait à tout prix voir un protecteur. « Je ne suis pas venu à Paris, déclare-t-il à Priézac, chanter les héros des dernières campagnes, ni admirer les palais qu'on y a récemment élevés :
C'est pour y voir Séguier, le Solon de nos jours, Sans qui notre Hipocrene eut arresté son cours ; Et le climat françois fut devenu barbare.
Que nous sommes heureux d'en estre caressez, Dans la seule vertu d'un ministre si rare Ce siècle a surmonté tous les siècles passez 5.
Mainard avait tout lieu d'espérer que Séguier deviendrait pour lui un Mécène t!. Le chancelier soit par goût, soit par vanité, semblait aimer et protéger les lettres. Il s'était entouré d'écrivains dont certains même logeaient chez lui ; il s'était composé une magnifique bibliothèque qu'il ouvrait libéralement aux lecteurs et procurait souvent des emplois et des dignités