‹ Le poète François MainardChapitre 224 sur 375 · Jbid., III, 9 : Sonnet à Monseigneur le chancelier · texte numérisé non relu

Jbid., III, 9 : Sonnet à Monseigneur le chancelier

« aux gens doctes qui excelloient le plus dans leur profession et qui promettoient davantage1 ». Après la mort de Richelieu, l'Académie qui, depuis janvier 1635, le comptait parmi ses membres, le pria d'être le protecteur de la Compagnie, à quoi Séguier acquiesça très volontiers, en offrant môme, à partir du 16 février 1643, l'hospitalité aux assemblées du corps qu'il avait accepté de patronner.

C'est là, en hiver dans la salle haute, en été dans la salle basse de l'hôtel de la rue de Grenelle Saint-Honoré que, sans cérémonie aucune, se tinrent de 1643 à 1672 les séances de l'Académie française 2. C'est là que Mainard fit connaissance avec la plupart de ses collègues. On se souvient que depuis le printemps de 1633 notre personnage n'avait plus été à Paris, de sorte qu'élu en septembre 1634 membre de la Compagnie, c'est maintenant seulement qu'il y faisait son entrée. S'il y comptait des amis dévoués et des admirateurs comme Boisrobert, Faret, Gomberville, Porchères-Laugier, les deux Habert, Priézac et autres, le poète qui avait vieilli en province était un inconnu pour bon nombre de ses collègues, un rimeur gascon ridicule pour certains beaux-esprits qui ne se gênaient pas de « chamailler » ses productions 3.

C'est là que le connut Paul Pellisson ', fils d'un conseiller au Parlement de Toulouse qui résuma le gros in-folio d'Arrêts de Géraud de Mainard. Fraîchement débarqué de sa province, Pellisson fréquentait les membres de l'institution dont il devait écrire l'histoire et à laquelle il témoignait déjà le plus vif intérêt. Mainard accueillit avec sa bienveillance coutumière son futur biographe qui nota sa « bonne mine », sa taille replète, son « humeur agréable en conversation », son penchant pour la réjouissance et la bonne chère, son souci de l'honneur en tout et pour tout, ainsi que sa constance dans ses

1. Abbé de la Chambre, Oraison funèbre de Séguier; Harangues de l'Académie, I, 251, reprod. par Kerviler, o. c, p. 145.

2. Pellisson, t. I. p. 70, cité par l'abbé Fabre, Chapelain et nos deux premières académies, p. 96.

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