Cf. Dict. des Précieuses, éd. c, t. T, p
2. Chapelain en parle à Balzac le 14 janvier et le 19 février 1G39 (Lettres inédites, publ. parTamizey de Larroque, t. I, pp. 363-390). — Citons ici les deux autres enfants de Pierre-André Hurault de l'Hospital : Henri, comte de Beu, conseiller, puis maître des requêtes au Parlement (f 1084) et Jean, chevalier de Malte, pour qui Mainard écrivit peut-être le sonnet : Pour le départ d'un chevalier qui s'en va u Malte {Œuvres, éd. Garriss., t. III, p. 36).
3. V. sur Mme de Choisy, la notice placée en tête des Mémoires de l'abbé de Choisy, son fils, par M. de Monmerqué dans la collection Petitot, t. LXI1I, Paris, 1828, in-4°, et la notice de M. de Lescure, en tête de son édition des mêmes Mémoires, Paris, 1888, in-8°.
4. Cf. Dict. des précieuses, éd. Livet, t. I, p. 55-56 et la notice que lui a consacrée Livet, ibid., p. 205.
de la postérité. « Sans étude ni lecture, elle parloit et écrivoit divinement bien )), nous apprend-il dans ses Mémoires' et il y note « la grande vivacité » de sa conversation » qui charma plus tard Louis XIV, ainsi que le ton alerte de ses lettres que les reines de Pologne et de Suède se disputèrent. Dans ses Nouvelles francoises où il la portraiture sous le nom d'Uranie, Segrais, tout comme Somaize, vante son esprit et rend hommage à ses dispositions serviables à l'égard de ses amis. Gaie, cherchant toujours à se divertir % Mme de Choisy avait en affection Mainard qui, en compagnie, oubliait ses chagrins et retrouvait sa bonne humeur. Prêtant son appui à l'ancien protégé de son père, elle avait cherché à le réconcilier avec Noailles3 et l'avait obligé en plusieurs occasions. Le poète de son côté, à Rome comme en Quercy, avait souvent écrit à Mme de Choisy ou avait demandé à ses connaissances de la capitale des nouvelles de sa divine amie.
Qu'on ne se méprenne pas sur la portée de cette appellation : Balzac donne le même nom à Mme des Loges et les admirateurs de Mme de Rambouillet désignaient la marquise sous celui de la divine Arlénice. C'est une grosse erreur qu'on a commise en identifiant arbitrairement Mme de Choisy avec la Cloris du poète et en conjecturant que c'est à son intention que ce dernier avait composé ses vers d'amour4. C'est une supposition