‹ Le poète François MainardChapitre 251 sur 375 · Ibid., t. III, p. 157 et t. U. p · texte numérisé non relu

Ibid., t. III, p. 157 et t. U. p

4. Ibid., t. III, pp. 171 et 2X2. Garrisson a donné en notes p. 339 la première de ces pièces d'après le ms. 843 de la Bibl. de Toulouse ; celle version est presque identique à celle du Recueil de 1620. Par centre cet éditeur a reproduit en p. 353, d'après ce dernier recueil, la pièce 0 que je suis estonné, mais il a eu tort croire cpie c'était une variante de Voàeje souhailerois d'eslre né (t. III, p. 221») alors que c'en est une de Dieux ne m'aiderez-vous jkis (t. III, p. 232). Le recueil de 1626 contient, outre cette variante (p. 295), une autre1 (p. 353) Dieux une ne soujfré-jé pas qui est plus proche du texte définitif de ce morceau.

.">. Ibid., t. III, p. 229. A la suite d'une faute d'impression cette ode suit dans le Recueil de 1630 (pp. 327-332), sans aucune indication de titre et comme si elle en faisait partie, les stances Honneur, tyran des beaux désirs (Garriss., t. II, p. 236).

6. Cf. la thèse de l'abbé Grente sur Bertaut, 1903, p. 139 et s.

7. V. la liste de ces poésies et les circonstances pour lesquelles elles furent composées, liv. I, chap. IV, § 3 de notre ouvrage. Les vers faits par Mainard. en 1628, à l'occasion du bal Ici de Condé, à Toulouse, sont soit politiques, soit épigrammatiques. Les pièces faites pour le ballet du comte de Soiss >ns en 1632 (liv. I. chap. V, § 1) sont toutes des épigrammes.

matière et la même forme que dans les poésies amoureuses de cette époque.

Les deux Regrets d'une grand' dame sur la mort de son serviteur, écrits en avril 1606 et revisés peu après cette date, attestent la double influence de Bertaut et de Desportes. Le sujet de ces stances offre beaucoup d'analogie avec celui de l'élégie » où l'abbé de Tiron a consigné la fin funeste de Quélus et de Maugiron, mignons de Henri III. Le favori de Marguerite est appelé Damon comme celui du roi, son frère. L'ombre de Saint- Julien qui montre aux mânes son cœur troué d'une balle, rappelle l'apparition de Lycidas (Maugiron) couvrant de sa main la blessure reçue dans un duel tragique. Les consolateurs de Bertaut, malgré leur éloquence, perdent en vain leurs propos, de même que les belles paroles des amis de la reine Marguerite ne sauraient guérir son mal 2.

Nous connaissons les différences profondes qui séparent Desportes de Bertaut, bien qu'un vers célèbre du législateur du Parnasse ait associé leurs noms, en leur donnant à l'un comme à l'autre l'épithète de retenus. Mais si le premier est d'une nature passionnée et sensuelle, tandis que le second a de la tendresse et de la langueur; si l'un brille par la couleur et l'éclat de ses images, tandis que l'autre subtilise davantage ses pensées, multiplie les pointes et se distingue par l'harmonie de ses vers ; si enfin, dans l'imitation des modèles, Desportes n'est, comme on l'a dit, qu'un poète italien habillé à la française, tandis que Bertaut montre une extrême indépendance, la conception de l'amour est identique chez ces deux néo- ! pétrarquistes. La belle est inhumaine, mais son adorateur | se complaît dans une servitude sans fruit 3. Ne pas l'aimer serait un crime, ou du moins montrerait qu'on est « indigne de vivre ( ». Aussi la mort seule pourra-t-clle mettre un terme à la

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