‹ Le poète François MainardChapitre 252 sur 375 · Ed. Garriss., t. II, 153, Asseurance de fermeté · texte numérisé non relu

Ed. Garriss., t. II, 153, Asseurance de fermeté

4. Ibid., t. II, p. loi, str. 3 : p. 219, str. 2 ; p. 250, str. I {Ballet pour Mont- Wrency), — Desportes, Cléonice, sonnet VI. — Berlaut, p. 311, st. 4,

passion du soupirant1. La dame dont les yeux sont des idoles est égalée à une divinité ; elle demande un autel sur lequel le poète offre son cœur en guise d'holocauste2, etc. Non content de dérober à Desportes et à Bertaut leur métaphysique amoureuses, Mainard s'adresse parfois directement aux modèles italiens qu'ils ont suivis. Ainsi ses stances pour une des plus merveilleuses beautez de France6 attaquent l'honneur, •« tyran des beaux désirs », vainc a fumée » qui trouble « l'aise » des amants. Ces invectives sont renouvelées du chœur sur l'âge d'or de YAmintc, que Desportes dans ses stances du mariage pilla effrontément, dont Bertaut se souvint à plusieurs reprises '', et qui fournit ces lieux communs de morale lubrique mis en œuvre par Régnier, Malherbe, Racan et tant d'autres poètes5.

On trouve dans le groupe des poésies dont nous nous occupons maintenant un certain nombre d'expressions, d'images, de comparaisons qui sont propres à l'abbé de Tiron.lii Mainard parle tout comme Desporles de l'« orient des yeux»B de sa maîtresse", des fleurs qui croissent sous ses pas7, du feu jl de ses regards qui, en le consumant, le feront devenir immorteH à l'exemple d'Hercule8. Comme Desportes qui lutte de mauvai^jj-j goût avec Tebaldeo et Angelo di Gostanzo, Mainard tombe

- 1, Ed. Garriss., t. III, p. 158, str. 4. — Desportes, Cléon., sonnot XXX. Bertaut, p. 412, premier sonnet.

2. Ibid., t. II, p. loi, str. 3 ; t. III, p. 157, ode, str. I. — Bertaut, p. 3 st. 3.

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