‹ Le poète François MainardChapitre 253 sur 375 · Ibid,, t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid,, t. II, p

4. Desportes, p. 419. — Bertaut, p. 318, st. G ; p. 353, st. 4.

5. A p&rtV Aminte, Mainard fut aussi un lecteur de la Jérusalem délivrée. Dai un de ses ballets, il applique au Nil ce que le Tasse avait dit du Pô :

...e parc Clic porli guerra e non tributo al mare.

(Cf. La Monnoye, Ménàgiana, éd. 1715, t. II, p. 277.)

0. Desportes, Diane, sonnet XXI. — Mainard, t. lit, p. 174, st. 2.

7. Desportes, p. 48, Complainte, st. 6. —Mainard, t. III, p. 175, st. i. Malher a pris cette image à Desportes, cf. la pointe de son sonnet à la princesse Charïo de la Trémoille : Vous de qui chaque pas fait naître des (leurs.

8. Desportes, Cléoniee, sonnet XXV. — Mainard, t. II, p. 155, st. 1. — Régn a exploité lui aussi cette comparaison {Elégie I).

dans ces métaphores filées, pour ainsi dire, jusqu'à leurs conséquences les plus imprévues et les plus bizarres :

Vers vous je veux tendre mes voiles Quelque orageux que soit l'effort Des vagues qui bruyent au port Où je vois luire vos estoiles.... i

Il semble bien pourtant que Bertaut ait laissé des empreintes encore plus fortes sur l'œuvre de Mainard. Son influence porte sur le fond autant que sur le style et la versification. L'idée que la félicité doit succéder à la tristesse, de même que l'aurore vient après la nuit, Mainard l'a empruntée à Bertaut2. Gomme l'abbé d'Aunay, le souvenir de ses joies passées le fait souffrir ?. A son exemple, il accuse Cloris de montrer peu de jugement en quittant un amoureux aussi parfait que lui, pour une conquête indigne de sa beauté ♦.

Desportes avait mis en sonnets les Amours de Diane, d'Hippolyte et de Cléonice. A l'exemple de la dernière lignée de pétrarquistes italiens, Bertaut délaisse presque complètement cette forme de poésie pour les stances dont la vogue est chaque jour croissante depuis la publication, en 1563, du recueil de Stanze de Ludovico Dolce. L'abbé d'Aunay se sert aussi de la chanson, mise en honneur par le volume de Rime du Tasse (1581), dont on admira beaucoup les canzoni"0. Or entre 1607 et 1626, à l'exception de deux sonnets °, c'est en stances et chansons que notre auteur dépeint sa flamme amoureuse. Comme son modèle, Mainard constitue parfois sa strophe de quatre alexandrins à rimes croisées, ou de six alexandrins avec la disposition suivante : a f a f bm c f c J b m \

1. Ed. Garriss., t. II, p. 215. — Desportes prolonge de la même manière ses métaphores cf. Diane, sonnet LVI.

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