Ed. Garriss., t, II, pp. 166 et
7. Cf. Asseurance de fermeté, t. II, p. 154, Stances pour un ballet, t. II, p. 241 i't Bertaut, Stances, p. 343 et Récit pour un ballet, p. 424.
Maillard s'approprie aussi les procédés de la rhétorique de Bertaut et en première ligne ce que M. Vianey a appelé le parallélisme, c'est-à-dire la présentation en vers qui se suivent et s'opposent d'idées semblables ou dissemblables de manière à obtenir un balancement de pensées :
Il faudroit que le ciel fist mon Damon revivre Ou qu'il me fist mourir....
/ Et si je conserve ma vie
C'est pour conserver mon amour1.
Il en est de même de l'emploi d'une autre figure très fréquente chez Bertaut % la répétition des mêmes mots à un très bref intervalle afin d'en obtenir un effet de style :
Beauté qui de beautez estes si fort pourvcue
Et le Dieu qui ne t'adore Est indigne d'estre Dieu '.
Il arrive à Bertaut, en vue de donner plus de brillant à sa phrase, de traiter le subtantif comme un adjectif et de l'employer soit comme un comparatif, soit comme un superlatif, afin de l'opposer à lui-même :
L'ennuy qui tourmente ma vie
Vient d'avoir tenu dans mon âme Pour Déesse une ingrate femme La plus femme qu'on vit jamais *.
En s'adressant aux dames, notre poète leur dit :
A quels yeux est-ce que vous n'estes Plus soleil que n'est le soleil?
ou encore :
Vos rayons plus jour que le jour \