‹ Le poète François MainardChapitre 257 sur 375 · Brunot, La doctrine de Malherbe, p. ix · texte numérisé non relu

Brunot, La doctrine de Malherbe, p. ix

3 Stances, Dune cette merveille des deux, v. 41-42. 4. III, p. 225.

o. Vers final de la seconde ode à Henri sur la prise de Marseille. — Mainard, t. II, p. 192.

DE L'IMITATION CHE2 MAINARD. — ORIGINALITÉ DU POÈTE iOl

Sur le tard de sa vie, Mainaid n'en feuillette pas moins Ronsard et Desportes et y découvre chaque jour « cent belles choses' ». Ainsi dans l'élégie déjà citée de Desportes sur la mort des mignons d'Henri III, Damon proclame que : Tous ceux qu'aiment les Dieux ne vivent pas longtemps.

Mainard fera de cette pensée le sujet de sa délicate épitaphe

d'un enfant :

Le siècle est si vicieux Hélas qu'une courte vie Est une faveur des cieux -.

Quant à Bertaut, notre auteur s'en inspire, en 1638 encore, autant que de Malherbe dans son épigramme à la reine sur la naissance du Dauphin1. C'est lui qui donne à notre poète l'idée d'appeler Anne d'Autriche

Beau feu dont mon prince est brûlé \

comme de former pour le Dauphin le vœu de faire de glorieuses conquêtes avant de succéder à son père5. Il est vrai qu'en parlant de la couronne

Que sa tige auguste lui donne Mainard transcrit presque textuellement un vers de Malherbe6. En revanche, il commence une autre épigramme par un vers de Bertaut7, qu'il modifie à peine, se souvient des stances amoureuses de ce dernier même dans la Belle vieille (1644) et développe certains tours affectionnés par lui et que Malherbe

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