V. celle pièce à l'Appendice bibliographique
MAINARD A LA COUR ;°)7
de plein gré, en septembre 1606, au moment où, la peste exerçant ses ravages sur le personnel de Marguerite, cette princesse se retira à Issy, dans la banlieue? L'Estoile ' rapporte qu'à cette occasion plusieurs de ses gentilshommes et de ses serviteurs refusèrent de la suivre à la campagne, soit h cause de l'attrait qu'exerçait sur eux le séjour à Paris, soit par crainte de demeurer davantage4 en contact avec des gens qui pouvaient porter le germe de la terrible maladie. Il semble pourtant bien que le départ de Mainard de chez sa maîtresse ait été un congé. Marguerite était d'une telle mobilité de sentiments qu'elle arrivait souvent à détester les gens qui lui avaient été le plus attachés. Elle était d'humeur changeante en tout et il lui était agréable de renouveler son domestique, non seulement au commencement, mais même au milieu des quartiers2. Dans les manuscrits de Mainard conservés à la bibliothèque de Toulouse, on a la surprise de rencontrer quelques priapées contre l'incomparable Uranie ' ou contre « la perle unique du monde » * qui, à notre avis, prouvent que le secrétaire et sa maîtresse ne se quittèrent pas en termes excellents. Parmi ces morceaux injurieux figure un méchant quatrain, cité par l'Estoile comme ayant été inscrit sur la porte de l'hôtel de