‹ Le poète François MainardChapitre 270 sur 375 · Cf. Counson, Malherbe et ses sources, pp · texte numérisé non relu

Cf. Counson, Malherbe et ses sources, pp

418 LE POETE Fft. MAINARD

(( Le lecteur impartial de Y Empire du Juste avouera que ce livre est tombé des Gieux1 ». Mainard reviendra sur la même idée dans une pièce inédite à la gloire du même prélat et la reprendra pour en couronner son ode au pape : « Son ouvrage n'est pas fait par un mortel ; les anges et le Saint-Esprit l'ont inspiré au pontife" ». Enfin le même compliment fera l'objet de son célèbre quatrain à l'unique éloquent Balzac : « Il n'est point de mortel qui parle comme luy ' ».

C'est encore ainsi que d'une lettre inédite de Balzac sur l'archevêque de Rouen, dont la plume féconde enfantait des monceaux d'ouvrages obscurs et confus, Mainard tire non seulement la matière de son long portrait satirique du théologien, mais encore celle de tout un groupe d'épigrammes '.

Certes, Mainard aurait pu répondre aux reproches qu'on lui aurait adressés au sujet de ses répétitions, tout comme Malherbe, blâmé d'avoir réédité plusieurs fois le même vers ou la même pensée : « J'ai bien le droit de placer sur ma table l'objet qui se trouvait sur ma cheminée ». Seulement cet objet qu'il mettait en tant d'endroits divers ne lui appartenait pas toujours.

M. Counson a récemment indiqué les sources nombreuses des vers de Malherbe. Mainard, lui aussi, a mis largement à profit le bien d'autrui. Il s'adresse au fondateur de la nouvelle école, comme au chef de la Pléiade ; il remonte jusqu'à Marot

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