‹ Le poète François MainardChapitre 274 sur 375 · Catulle, LXI, v. 158-160 et LXIV (à propos des Parques · texte numérisé non relu

Catulle, LXI, v. 158-160 et LXIV (à propos des Parques

nut la plura*, rangeait certainement parmi ses productions de la dernière catégorie2.

Mais souvent aussi ses traductions sont faites de main de maître. Il attrape la manière de l'original et en rend la couleur avec liberté et distinction. Il a lu dans l'Arétin le conseil donné à une femme qui veut plaire. Il ne faut à cet effet

... ne troppo crudelta, ne troppo gratia Perche lima dispera et l'altra satia.

Mainard réussit à dresser d'une manière aussi spirituelle ses hémistiches les uns contre les autres.:

Il ne faut pas qu'une rare beauté Ait trop d'amour, ni trop de cruauté L'une dégouste ; et l'autre désespère \

En appliquant au sévère critique Guyet, zélateur seulement « des auteurs dont la tombe garde la cendre », le mot de Martial à Vacerra : tanti non est ut placeam tibi, perire, il y met peut-être plus d'ironie que son modèle, puisqu'il oppose dans sa piécette à la haute idée qu'il se fait des mérites de ce juge rigoureux :

Ton puissant esprit m'a charmé

Et l'honneur d'en estre estimé

Est le plus grand que je demande,

le désir de ne pas en être trop tôt prisé :

Mais Guyet pour me l'acquérir Ma vanité n'est pas si grande Que je me haste de mourir '■.

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