Mainard, l. III, p. 150. — Martial, liv. IX. épigr
2. Mainard, t. III, p. 143. — Martial, liv. IX, épigr. 74. Cf. aussi l'épigr. : Antoine feint d'estre malade, Durand-Lapie et Fr. Laehèvre, Deux homon., p.74 avec Martial, liv. II, épigr. 16. — Cf. encore Mainard, épigr., t. III, p. 103 et ode du Poltron, t. III, p. 163, str. o et 6, avec Jnvénal, sat. VIII, v. 166 et suiv.
sujet h l'époque où vit le poète et de lui donner une couleur locale différente de celle du modèle, mais encore un essai de compléter le texte, de l'enrichir d'observations personnelles, d'en élaguer les côtés déplaisants ou médiocres. Le parasite de Mainard est comme celui de Martial doublé d'un gourmand et si, transporté en France et au xvne siècle, il apprécie les pigeons dodus et l'hypocras de son hôte au lieu des tétines de truie et du surmulet qu'il aimait autrefois à Rome, il présente chez notre poète un trait vrai pour tous les âges puisqu'il tient à l'essence même de son caractère. « Si l'on soupait chez moi aussi bien que chez toi, dit en substance Martial, cet homme que ta table a rendu ton ami, serait le mien ». — Pourquelle raison, si tes repas ne sont pas supérieurs à ceux que j'offre? C'est ce dont s'est aperçu Mainard. « Marquis, l'amitié du gros Charles va à ta bonne table et non à ta personne :
Et si je dînois mieux que toy Il te quitteroit pour me suivre i . »
On connaît l'épigramme de Martial contre un envieux. « Savez-vous pourquoi, contrairement à mon habitude, j'implore les Dieux de me donner des richesses? C'est que je veux voir Zoïle se pendre. » Notre auteur a conservé cette pointe, mais il a ajouté au texte. Mainard demande au ciel non seulement « la moitié de l'or de Paris », mais encore
... les emplois qui font si grande La fortune des favoris,
C'est qu'il sait que l'envieux pâlira doublement de le voir opulent et puissant2.
C'est encore ainsi que dans une élrenne adressée à Flotte, il se montre plus épicurien qu'Horace. En vérité Horace avait prié Apollon de lui accorder non pas les moissons de la Sardaigne, ni les troupeaux de la Calabre, ni l'or ou l'ivoire de