‹ Le poète François MainardChapitre 277 sur 375 · Mainard, t. III, p. 130. — Martial, liv. IX, épigr · texte numérisé non relu

Mainard, t. III, p. 130. — Martial, liv. IX, épigr

2. Mainard, t. III, p. 74. — Martial, liv. IV, épigr. 77. — Cf. aussi Mainard, t. III, pp. 118 et 147, Tu fais des banquets... Veux-lu que tes dîners... et Martial, t. III, épigr. 45. — Mainard, t. III, p. 153, Jean qui dans ce tombeau ... et Martial liv. III, épigr. 26. — Mainard t. III, p. 131, Biaise dont jadis le crédit et Martial, liv. II, épigr. 56.

l'Inde, mais la santé du corps et de l'esprit, afin de jouir en paix de sa fortune modique. Mais pourquoi avait-il ambitionné à la fin de sa requête une vieillesse glorieuse ? Le sage doit-il songer aux fumées de la gloire ? Aussi Mainard ne souhaite-t-il pas à son confident « l'or que Tubeuf a dans sa bourse », ni une nomination dans le Conseil d'Etat, tout ce qu'il lui souhaite

C'est qu'entier de corps et de sens Tu puisses chanter, boire et rire L'an de grâce mille et sept cens1.

C'est surtout dans ses dernières productions qu'éclate cette émulation entre Mainard et l'auteur qu'il imite. En parlant des parvenus qui affichent un luxe insolent et aspirent aux honneurs suprêmes, le fougueux Juvénal s'était écrié avec sarcasme :

quum sint

Quales ex luimili magna ad fastigia rerum Extollit, quoties voluit Fortuna jocari?

C'est avec plus de vigueur encore et plus de pittoresque que, dans sa peinture de la Cour, Mainard s'élève contre :

ces âmes de boue

Que la Fortune élève au plus haut de sa roue Lorsqu'elle est en humeur de se mocquer de nous 2.

On se rappelle la spirituelle invitation à dîner que Catulle adresse à un ami. Fabullus soupera à ravir chez lui à condition qu'il apporte de bons plats et du bon vin, car la bourse du pauvre Catulle n'est pleine que de toiles d'araignées. « Ce n'est pas là que logent ces insectes », s'écria Mainard qui tira parti de ce que ce trait avait de comique, dans sa curieuse plainte aux Muses d'avoir perdu son temps à les attiffer :

Et c'est pour vous avoir peignées

En demoiselles du Marets

Que mon coffre est plein d'areignées !

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