François Ier, écrit Mainard. voudra que je lui raconte
Tout ce que tu fais aujourd'liuy Pour combler l'Espagne de honte.
3. On pourrait établir des rapports du même genre entre l'épigr. lit, p. 90 à Laugier de Porchères et Pépigr. I du liv. VI, de Martial à Jules Martial. — De même entre la sti*. 0 de Pode à Richelieu (t. I!I, p. 244) et les vers 13-10 de Pode 14 du liv. III ou les vers 25-28, ode 5 du liv. IV d'Horace.
4. Lettre 201, seconde partie de sa correspondance, Paris, 1G38. '
3. Néanmoins comme il s'agit de l'un des chefs-d'œuvre de notre auteur nous compléterons la liste de Costar. Str. G: les v. 1-3 expriment le contraire des v. 1-3
DE LIMITATION CHEZ MÀINAR1). — OHK.INALITÉ DU POÈTE 43,S
admirable ode morale les endroits où, à notre avis, Mainard s'est élevé au-dessus de ses modèles qui cependant sont de grands noms.
Las de placer son espoir dans la faveur des grands, honteux de les avoir flattés sans profit, le poète se décide à prendre sa retraite. En se rappelant la vilenie des favoris, l'indignation le gagne. C'est à cause de leur injustice qu'il a manqué sa vie. Malherbe dont la vieillesse fut couverte de la protection royale a senti ce qu'il y a de pénible dans le métier de courtisan ; il a subi l'humiliation d'essuyer des « mépris » et de ployer les genoux devant ceux qui
sont ce que nous sommes
Véritablement hommes Et meurent comme nous *.
Plus que son maître, Mainard dont les efforts pour réussir à la Cour furent stériles, souffrit des bassesses auxquelles il se contraignit pour plaire aux grands. Aussi avec quelle fermeté de conviction traduit-il la même idée et quelles fortes images il trouve pour revêtir le mépris qu'il a conçu pour ces méchants qu'en dépit de leur âme fangeuse, on encense à l'égal des. Dieux. Mainard se souvient des paroles de l'Ecriture : Egodixi, DU estis... vos aulem homines moriemini, mais ses vers dépassent en grandeur tout ce qui a été écrit sur ce sujet :
La cour méprise ton encens Ton rival monte et tu descens Et dans le cabinet le favory te joue.
Que t'a servy de fléchir les genous Devant un Dieu fragile et fait d'un peu de boue, Qui souffre et qui vieillit pour mourir comme nous.
de la str. 3 de l'ode à Bussy de Racan (éd. Tenant de Latour, t. I, p. 156). — Str. 7 : v. 1-3 ; il y a non seulement un souvenir de Stace, mais aussi de la Consolation à du Périer de Malherbe, sir. 19. — Str. 8 : y. 6 ; réminiscence du v. 4, str. G de la même pièce de Malherbe. — Str. 12: v. 1-3 à rapprocher des vers 125-132 de l'Hercule sur l'Œta de Sénèque et surtout du v. 10 de l'élégie X de Properce ; les v. 4-0 contiennent l'inspiration des sonnets de J. Grévin sur Rome (les voir dans Ed. Tricotel, Variétés bibliographiques, Paris, 1803).