Epigr
ments où perce une intention légèrement moqueuse de Testi et de Murtola \ n'exhalent ce parfum discret d'amour courtois et respectueux. On pourrait, il est vrai, citer ici l'épigramme charmante de Marot qui déclare « à une dame aagée et prudente o :
Ne pensez point que ne soyez aymable : Vostre aage est tant de grâces guerdonné Qu'à tous les coups un printemps estimable Pour vostre yver seroit abandonné ; Je ne suis point Paris, juge estonnû, Qui faveur feit à beauté qui s'efface : Par moy le prix à Pallas est donné, De qui on veoit l'image en vostre face2.
Seulement Marot vante non pas les agréments, mais la sagesse que reflète le visage de « sa dame aagée », cette beauté morale qui ne « s'efface » pas comme la physique. Si, dans le portrait deCloris, Mainard emploie quelques images qui appartiennent au huitain de maître Clément, il en change la valeur en les imprégnant de sa propre sensibilité '.
Sans doute, il y a de la préciosité dans quelques traits renouvelés de la bella vedova, une autre pièce de Testi. « Pour-