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de parler « populaires » et sa « goinfrerie de cabaret » qu'il a fourre » partout, même dans les sujets graves, il proclame que : « S'il falloit parler de festins, il falloit que ce fust sobrement et dans certains termes généraux avec lesquels la poésie qui est sage peut parler de tout et faire sa matière de toute matière1)). C'est la réduction à l'universel appliquée non seulement aux conceptions, mais encore au style et au langage.
Comme chez Saint-Amant, comme chez (jongora ou chez l'Arétin, on rencontre chez notre auteur l'association du burlesque et du précieux. M. Lanson a montré a que ces deux styles loin de s'exclure, comme on l'a prétendu, sont des aspects différents de la môme conception d'art, sont les résultats du même goût de fausse distinction. Penser ou s'exprimer finement coûte que coûte, déformer la réalité bu la tradition pour faire rire à tout prix, c'est également s'éloigner du naturel et également le contredire. Si les conceptions alambiquées et le style figuré sont de la pure affectation, il importe de remarquer que les contorsions qu'on imprime à la légende ou à la vérité pour les rendre risibles, sont, elles aussi, contre nature. Malherbe, le restaurateur de la poésie française, montrant en ce point comme en bien d'autres points que son usage n'est pas toujours conforme à sa doctrine, a, tout comme Bertaut et Desportes, donné dans les gentillesses de ces écrivains précieux avant la lettre. Certains de ses élèves, comme Racan ou l'abbé de Cérisy, sont tombés dans le même défaut et Balzac a associé le maniérisme à l'enflure, autre formule du même art.
Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si, contredits par la pratique du chef et des membres de la nouvelle école, les principes sains et féconds qu'ils voulaient introduire en poésie aient mis tant de temps pour être non seulement reconnus, mais encore fidèlement observés.