‹ Le poète François MainardChapitre 340 sur 375 · V. les var. reprod. par Garrisson III · texte numérisé non relu

V. les var. reprod. par Garrisson III

2. Cf. éd. Garriss. III, 17 (ms. 844, f° 6 v.) ; III, 13 [ibid., f° 8, sept. 1645); III, 50 (ibid., f° 21), etc.

3. Le contenu de cet avis au lecteur a passé dans les épîtres dédicatoires à Mazarin et à Séguier qui figurent en tête du vol. de 1646. Voilà pourquoi le poète l'a supprimé-

rapprochée de celle de la publication de ses poésies. Aussi les pièces qu'il y a recopiées offrent-elles peu de corrections et de retouches.

Observations sur le matériel inédit que renferment ces mss. — 11 est difficile de distinguer des propres productions de Mainard les copies que le poète a faites de pièces étrangères.

Dans l'introduction de notre Tableau chronologique des lettres de Fr. Mainard, nous avons énuméré les lettres de Malherbe et de Balzac que Mainard n'a fait que transcrire sur ses cahiers et que certains biographes ont eu le tort de considérer comme des épîtres de notre auteur.

Le catalogue des mss. de la Bibl. de Toulouse attribue faussement à Mainard le petit poème transcrit aux ff. 46 verso — 48 du ms. 844. C'est une épître marotique de Sarrasin dont le titre est Galanterie à une Dame à qui on avoit donné en raillant le nom de souris '. Lors de son séjour à Paris en 1645 et en 1646, Mainard s'était lié avec les jeunes Sarrasin ef Charleval. Dans une épître à ce dernier, Boisrobert, en lui reprochant son indifférence, lui écrit :

Je scay tes amitiez nouvelles Et connoy qu'elles sont plus belles, Ouy, ouy, Sarrazin et Mainard En ton cœur ont meilleure part (2).

C'est ce qui explique que Mainard ait transcrit sur ses cahiers autographes le poème cité de Sarrazin (ms. 844) et un petit madrigal de Charleval Mon cœur ne treuve point de paix (ms. 843, f° 186) qui est inséré dans les Œuvres de Charleval, éditées par Saint-Marc (p. 64) 3.

On retrouve dans les Pièces nouvelles de 1638, où il est spécifié que le comte de Clermont en est l'auteur, un dixain qu'on lit à la feuille 151 du ms. 843, avec d'insignifiantes variantes.

Il est permis de douter jusqu'à un certain point de la paternité de deux priapées du ms. 843. L'une L'Amour, le désespoir, la rage... (f° 52 verso) a été publiée par M. Ad. van Bever comme une pièce de Sigogne sous prétexte que le Cabinet satyrique de 1618 l'attribue à ce poète ; mais on sait que les attributions des recueils de ce genre n'offrent pas des garanties très sûres d'exactitude. D'ailleurs Tallemant (iv, 161) attribue ces vers à Mainard. L'autre priapée : Sigismonde est la plus friande (f°. 239) figure sans nom d'auteur dans

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