‹ Le poète François MainardChapitre 341 sur 375 · Epîtres de Boisrobert, Paris 1647. p · texte numérisé non relu

Epîtres de Boisrobert, Paris 1647. p

3. C'est I.abouïsse-Rocbefort qui fait cette dernière remarque, ce qui ne l'empêche pas de protester contre l'attribution de Saint-Marc. M. Lacbèvre a reproduit cette pièce dans Deux homon., p. 117. La transcription de Labouïsse-Pv,ocbefort : Olympe je n'ai point de paix est fautive.

les Plaisirs de la poésie galante, recueil paru entre 1062 et 1700. M. Lachèvre [Bibliogr. des rec. collect., III, 246) l'attribue, sans fournir ses raisons, à Félix de Garlincas. Dans le ms. F. fr. 15220 de la Bibl. Nat. qui renferme de nombreuses pièces de Mainard, cette épigramme (p. 47) est donnée également comme étant de Carlincas. Cependant Tallemant qui cite cette épigramme gaillarde l'attribue à Mainard (Historiettes, III, 453).

Nous pensons qu'il faut retrancher des vers de Mainard le peiit quatrain suivant :

Cy gil un Roy qui sonbs un preslre

Joua son Indigne rolet

Il eut cent vertus de valet

Et n'en eut pas une de maistre (f° 79).

Ce quatrain ressemble fort à une épigramme anonyme contre Louis XIII, reproduite par le bibliophile Jacob dans son Paris ridicule et burlesque au xvne se, p. 45, note. Mainard dut copier sans doute ces méchants vers en 1643, au moment, où selon l'habitude du temps, des rimes coururent sur le roi défunt.

Le premier des biographes et éditeurs de Mainard qui ait- tiré des vers inédits de ces mss. est Labouïsse-Rochefort. 11 lui est souvent arrivé de prendre pour des pièces inédites de Mainard des pièces qui, comme l'a montré M. Lachèvre, avaient été publiées dans les recueils du xvii0 se et même, comme nous l'avons prouvé, des compositions en vers et en prose que Mainard n'a fait que recopier sur ses cahiers. Quant aux poésies réellement inédites que Labouïsse-Rochefort a publiées d'après ces cahiers, les fautes de lecture y abondent. Ainsi dans l'épigramme sur la grossesse de la reine1, le pronom te du vers 3 est de trop; le v. 11 n'est pas : Que de remparts ensevelis, ce qui ne veut rien dire, mais Et que de remparts démolis, ou, si l'on adopte la leçon marginale, Et que de Jioys ensevelis (ms. 843, f° 190 verso). De même Labouïsse-Rochefort dénature complètement par ses erreurs de transcription l'épigramme sur la misère de la France au temps de Richelieu -, en mettant, v. 5 : Le diable enlève tes deniers au lieu de La taille enlève... v. 12: Xfuit et n'espère plus rien, à la place de : Gagnons tout et n'espérons rien (même ms., f°270 verso). Le vers 7 du sonnet épigramme à Balzac est Et jamais siècle n'a couru non Et jamais siècle n'a paru (même ms., f° 269 verso) :!. Enfin le quatrain (( sur l'envie » que Labouïsse-Rochefort a donné comme inédit et que Blanchemain et MM. Durand-Lapie et Lachèvre ont eu tort de prendre pour tel '' n'est que la pointe d'une épigramme de Mainard contre ses

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