Ibidem
détracteurs publiée dans le volume de 1646 (éd. Garriss., III, 80).
Il a été question à propos de l'édition de Mainard donnée par Garrisson des vers inédits extraits par cet éditeur des mss. de Toulouse et de la manière dont il les a publiés.
Dans notre brochure Les manuscrits de Maynard conservés à la Bibliothèque de Toulouse, Paris, Champion, 1908, nous avons reproduit quelques pièces et fragments inédits de notre poète qui offrent surtout un intérêt biographique. Nous avons inséré au cours du présent travail plusieurs de ces morceaux1 et nous avons mis amplement à profit les variantes et les leçons de ces mss., soit pour éclairer les vers et les circonstances dans lesquelles ils furent composés, soit pour mettre au jour le travail de la composition et du style chez notre auteur. Nous reproduisons ici quatre autres pièces, en renvoyant les lecteurs plus curieux à notre brochure, et les amateurs de vers inédits, même insignifiants, à la publication qu'en a donnée M. G. Glavelier, dans les Annales du Midi de 1908 et de 1909.
Mon cartier n'a pas de maison Mieux faite que celle ou j'habite; Je m'y plais avecque raison Il faut pourtant que je la quite.
Je ne scaurois vivre content, Dans l'incommode voisinage D'un sot rimailleur qui prétend Au titre de grand personnage.
Il dit qu'on admire ses vers, Que son nom remplit l'univers, Que Itacan l'appelle son maistre ;
Et l'haleine de cet autheur,
Ne souffre pas que l'on puisse estre
Imprudemment son auditeur. (f° 200, verso).
Espaigne, n'espère rien, Et scache que ta seule terre Sera dans le monde crestien Le seul théâtre de la guerre.
Devant qu'un lustre ait fait son cours Il faut que ta grandeur sucombe, Ton peuple décroît tous les jours, Et tes héros sont dans la tombe.
Le Conte (2) qui dupe ton Roy, N'a pitié, prudence, ny foy Et n'est animé que de rage.
1. Cf. pp. ï>9, 180, 185, 195, 209. Voir également p. 8 de notre Tableau chronologique des lettres de Fr. Mainard une épigramme inédite de notre auteur.